Lilly Wachowski KG

Commentaires
merzbeau 27/12/2019 15:58:57
Moi ce que je me pose comme question c'est pourquoi il y a systématiquement des blagues de ce style à l'encontre des personnes transgenre, parce que qu'est ce qu'il y aurait de particulièrement drôle à ça ? Moi je pense que justement l'humour il faut savoir le remettre en question, savoir de quoi on rit c'est important. On peut rire d'une situation tout en compatissant, mais dans des cas précis je n'y crois pas (comme les blagues racistes ou sexistes, ou tout humour basé sur la discrimination).
Melaine 27/12/2019 16:01:06
rien n'empêche de se poser au moins la question. Et si ce n'est pas à titre individuel ("ma blague peut-elle offenser X ou Y ?"), peut-être en termes structurels ("pourquoi/comment j'en viens à blaguer sur tel ou tel sujet ?"), et l'on remarque vite que la moquerie est un instrument d'oppression (certes mineur mais fréquent et banalisé). On rit de l'autre dans sa différence et dans son caractère minoritaire, ou inaccepté socialement.Message édité
Ashtaka 27/12/2019 16:24:03
C'est à chacun de s'auto-censurer comme il l'entend et pour le reste il y a la loi. C'est cet équilibre qui nous permet de vivre ensemble sans s'étriper.

merzbeau a écrit :Moi ce que je me pose comme question c'est pourquoi il y a systématiquement des blagues de ce style à l'encontre des personnes transgenre, parce que qu'est ce qu'il y aurait de particulièrement drôle à ça ?

Je ne crois pas qu'il existe de sujets qui n'auraient rien de drôle en soi. Tout au plus certains seront consensuels et d'autres non (et ça varie selon les époques). Il n'y a pas de liste à tenir sur ce qui est considéré comme drôle ou non. On ne considère pas les blagues sur les camps de concentration de Desproges comme antisémites alors qu'on se posera la question pour Dieudonné et que les dessins nazis de Moix feront l'unanimité contre lui. Si tu commences à interdire toutes blagues sur un sujet donné alors on perdra le talent et l'humour d'un Desproges. La liberté c'est accepter (en grand partie) ce qui nous déplaît autrement c'est ne fournir aucun effort pour l'apprécier le jour où tu te retrouveras pointé du doigt par les censeurs.Message édité
Melaine 27/12/2019 16:37:57
mais il n'est pas question de censure ou d'interdit, juste de prendre la mesure de ce qu'on dit (mesure sociale, politique : tenter de percevoir l'horizon du geste qu'on entreprend, même le plus anodin)

mettre en question n'est pas porter au tribunalMessage édité
madlaine 27/12/2019 17:01:43
Oldsoul :coeur:
Ashtaka 27/12/2019 17:19:26
Melaine a écrit :mais il n'est pas question de censure ou d'interdit, juste de prendre la mesure de ce qu'on dit (mesure sociale, politique : tenter de percevoir l'horizon du geste qu'on entreprend, même le plus anodin)

mettre en question n'est pas porter au tribunal

Le faire systématiquement c'est déjà chercher à imposer sa propre censure chez autrui. Et le résultat à l'arrivée, outre l’excitation des foules, c'est bien la judiciarisation des opinions.
Zering 28/12/2019 00:30:14
'Cependant chez Gosha et Fukasaku il y a une dimension politique indéniable dans leur cinéma qui dépasse la notion de bis.'

Euh... Alors deja associer Gosha et Fukasaku au bis je trouve ca bien discutable ; surtout pour Gosha qui est considéré, notamment au Japon, comme le Kurosawa de sa generation.

Deuxiemement il va falloir que tu m'expliques pourquoi la politique et le bis sont antinomiques parce que la je ne suis pas.
merzbeau 28/12/2019 14:30:30
Puisque j'estime que le bis est une industrie d'amusuement avant tout.
Crutch 28/12/2019 14:32:33
Zering je serais toi, je ne mettrait pas très haut tes espoirs d'obtenir une réponse sensée de la part de oldsoul, à peu près toutes les fois où je l'ai vu s'exprimer sur jvc ou le discord, ses arguments allaient de l'insensé au malhonnête. Peut-être que t'as vraiment changé, mais au vu de ce message bien pété sur le sens politique du bis, et cette attitude de regret sur l'humour foireux, mais curieusement uniquement celui qui est censé te concerner maintenant, j'ai envie de dire que c'est pas gagné.
Je vais pas trop m'exprimer sur le débat sur l'humour parce que c'est pas comme si je trouvais que vous êtes des interlocuteurs avec qui j'ai l'envie ou la possibilité d'avoir une conversation constructive, mais gros +1 à Ashtaka sur la judiciarisation des opinions, le fait de dire "mais c'est pas de la censure", c'est d'ailleurs une inversion de l'argument que de dire "mais c’était de l'humour" quand tu fait une blague qui exprime ce que tu pense vraiment: c'est placer ton contradicteur dans une position inconfortable rhétoriquement et se dédouaner de tes propos tout en réussissant à les mettant en avant. Melaine parle de prendre la mesure de ce qu'on dit, j'ai envie de dire, comme souvent: lui d'abord.Message édité
Zering 28/12/2019 14:37:16
'Puisque j'estime que le bis est une industrie d'amusuement avant tout.'

Premierement, c'est n'importe quoi, et completement faux.

Deuxiemement, ca n'exclut pas que le bis puisse avoir une dimension politique.