Benedetta

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Commentaires
banana 06/05/2021 10:39:13

Ouais voilà, le parlé évolue. Ton exemple des années 60 me fait penser à cet épisode de Broute où Usclat joue avec ce parlé typique.

Nos amis britanniques semblent y arriver bien, à gérer les accents. Le dernier exemple que j'ai en tête est Small Axe de McQueen. Sans parler de Ken Loach.

Mais j'ai pas autant l'oreille pour leur langue donc je me gourre peut-être. 

Tchitchoball 06/05/2021 12:13:03

Saviez-vous que 📢Parkko attend particulièrement ce film ? :hap:

Siry 06/05/2021 16:53:00

ça se passe quand même en PACA et personne ne dit "Pastaga", nul.

Parkko 07/05/2021 22:26:27

Tchitchoball a écrit :

Saviez-vous que 📢Parkko attend particulièrement ce film ? <img src='http://image.jeuxvideo.com/smileys_img/18.gif' alt=':hap:' />

 J y peux rien depuis le temps qu il est reporté ! 

Defieur 09/07/2021 23:53:27

Connaissant le sujet du film et le réalisateur, j'imagine que tout le monde avait capté dès la première scène ce qu'il allait advenir de la statuette de la Sainte Vierge. :hap:

Jauja 10/07/2021 01:01:37

Alors non pas du tout ! :hap:

EIN 10/07/2021 01:07:41

Ah non moi ça ne m'a jamais traversé l'esprit sans dec :hap:

Mais j'y suis allé à l'aveuglette faut dire : pas lu le synopsis, pas vu la BA et niveau connaissances de la filmo du monsieur je suis encore à l'état de nourrisson n'ayant vu que ses plus connus (et toujours pas maté Basic instint....), je savais juste que ça allait causer de nonnes et d'une relation saphique.


Sinon j'ai beaucoup aimé, je ne sais pas trop comment prendre le film durant sa première partie lors de certaines phases, les visions fantasmées de J.C notamment, qui m'ont beaucoup fait rire!

Disons que ça contraste tellement avec ce qui se déroule dans la paroisse où je le trouve bien sage le Verhoeven (même en terme de réalisation je trouve ça assez modeste finalement) que ces séquences fantasmagorico-chevaleresques me donnent l'impression d'avoir été montées avec une intention différente à la base, enfin c'était bizarrement inséré.

Un peu plus tard, dans certaines scènes se déroulant en chambre, l'humour est plus effronté surtout venant de Viriginie Effira jouant pourtant avec beaucoup de sérieux : Un objet trop rugueux à un certain endroit; ça sort tellement de nul part comme remarque que j'ai pas pu m'empêcher de rire et le petit couple de vieux devant moi aussi.


Heureusement le tension monte crescendo et finit par se tendre comme un string, les rues de cette Italie du XVII sont très vivantes et quand cette vilaine bactérie de la peste se pointe on ressent bien l'état de dépérissement et de paranoïa qui s'empare très vite de toute une ville. On a même droit à quelques visuels plutôt sympa particulièrement quand le ciel vire au rouge.


Pour le reste le film m'a pris au dépourvu, je ne pensais pas que le scénario se dirigerait dans une pareille direction, bien loin de ce que je m'imaginais d'une femme qui imposerait son orientation sexuelle et s'émanciperait de cette institution religieuse répressive . Le personnage est ambigu du début à la fin, parfois très proche d'une pathologie psychiatrique et questionne sur les concepts de mensonge, de vérité et de foi absolu, si je mets une bonne note c'est surtout pour cette Benedetta (et Virigini Efira même dans ses  "possessions" ) que je trouve fascinante. Je m'attendais à voir un personnage unilatéral et à l'écriture linéaire bah c'était tout sauf ça.


Un peu déçu des scènes de sexe également.


+ Le parler moderne ne choque vraiment pas finalement.

Message édité
Jauja 10/07/2021 01:21:20

Assez d'accord avec ce que tu dis Ein. :oui:

Moi aussi j'ai rigolé à plusieurs moments ! Je ne m'y attendais pas non plus, surtout pas comme ça, parce qu'on a soit l'impression que c'était pas le but du réal soit parce que justement je m'attendais à un film très "sérieux" et que ça dénote pas mal.

Le passage par exemple où Lambert Wilson dit à un pestiféré d'aller voir le prêtre de sa paroisse quand ce dernier lui demande quoi faire pour soigner son mal... et qu'il dit que c'est lui le prêtre... :rire:


Mais quand même, pas mal de petites choses, des regards de personnages... nous indiquent quand même qu'on se fout bien de la gueule de tout ce merdier je trouve. :hap: C'est assez particulier, mais en même temps je crois que dans Elle il y avait aussi ce genre de comportement entre deux chaises.


Par contre suis-je le seul à avoir trouvé le rendu un poil télévisuel ?

Je sais pas trop comment le film va mûrir dans ma tête, certaines choses m'ont plus, d'autres moins...

Toute la scène de fin rattrape pas mal de défauts pour ma part, elle est assez puissante !
Defieur 10/07/2021 13:19:12

Le côté télévisuel c'était un reproche souvent entendu sur Elle également.

Au final, je trouve qu'il y a une vraie puissance à l'image dans ces deux films sans le besoin d'en faire trop par d'autres artifices cinématographiques.


D'ailleurs, ça m'a pas mal fait penser à Elle (au-delà que les deux films de Paulo soient intégralement tournés en français) par ce jeu de pouvoir et de domination, avec un soupçon de cynisme mordant alors que les deux métrages abordent des thématiques plutôt "graves" et casse-gueule.


J'avoue que la 1ère heure ne m'avait pas emballé. Je voyais où elle menait, par quels moyens mais j'avais du mal à comprendre la finalité du projet. Passé cela, le film prend un autre sens et c'en devient régal.

Mordechaye 11/07/2021 12:58:53

J'ai trouvé le film particulièrement anxiogène mais beaucoup moins ambigü que ne l'est dans mon souvenir "Elle".