Knight of Cups

Mon CL
  • Connectez-vous
Outils
  • Connectez-vous
Gestion
  • Connectez-vous
Commentaires
29/11/2015 22:19:07
C'est mon premier Malick et c'est une grosse claque ! Tellement beau, tellement fou ! Je vais surement retourné le voir tellement c'est du lourd !
30/11/2015 09:30:21
Merci Walden pour cette chronique passionnante (et merci à ce cher Michel Ciment également bien sûr :) )
30/11/2015 13:33:08
Merci Walden, elle est vraiment sympa cette émission!
05/12/2015 01:19:03
J'pensais pas que Malick tomberait un jour si bas. LE film qui se prend pour ce qu'il n'est pas. Métaphysique de comptoir prétentieuse et totalement insipide, des plans inutiles qui viennent se caser ici et là sans raison, des personnages insupportables qui ont des questionnements existentielles qui le sont tout autant. D'ailleurs il n'y a aucun questionnement en y réfléchissant bien. Juste Cristian Bale qui promène sa tronche de semi-dépressif, débile-profond, de scène en scène, qui gueule ( ou son frère ) parfois parce qu'avec son père la relation est compliquée vous comprenez et qui va se baigner en costard à 3.000 $ dans l'océan parce qu'il n'a pas le temps de l'enlever, il est trop pris spirituellement entre le cul de la femme de sa vie et les seins de l'autre femme de sa vie.
Bon cependant si on lit le film d'un point de vue purement biblique/moraliste c'est pas totalement inintéressant. C'est bien là mon problème, j'suis certain que Malick est au moins autant sincère que son film mauvais et idiot.
07/12/2015 14:28:06
Un petit jeu à faire avant que le film ne commence : parier sur le nombre de spectateurs qui partiront avant la fin :hap:

J'y allais en redoutant un désastre et la " mort définitive " de Malick. Les trente premières minutes m'ont bien calmé, tant de liberté et de beauté quand même...un quart du film a réussi à me réconcilier avec Malick (même si ma passion est plus mesurée qu'auparavant), dont j'admire le refus total des conventions. Qui, à part lui, se permet de prendre des scènes à la volée, sans début, sans fin, en privilégiant l'instant, le caractère brut et dépoussiéré de toute psychologie, de toute explication ? C'est un cinéma qui fait fi d'une cohérence narrative, au profit d'un pur ressenti, d'une exaltation du moment, et c'est une radicalité plaisante à vivre (parce qu'en temps normal, la radicalité est plutôt quelque chose qui s'éprouve).

Après, il reste 1H30 de film, et comme certains j'ai du mal à me reconnaître dans les enjeux proposés. La crise existentielle est certes un sujet universel, mais pour moi Malick n'arrive pas à se détacher de son microcosme hollywoodien, de son défilé de mannequins et de ses problèmes de riches. Par ailleurs - et c'est peut-être déjà présent dans ses précédents films - les phrases débitées par la voix-off sont quand même ultra-simplistes, caricaturales et super manichéennes. Et pour en revenir au style du film, j'ai l'impression que Malick ressasse sans cesse les premières séquences, et cette répétitivité fait perdre du souffle à l'ensemble
06/03/2016 12:17:31
Je crois que pour la première fois chez Malick, je ne peux pas en vouloir à ceux qui détestent et ne rentrent pas dedans, pour ne pas faire l'effort.
Parce que Malick ne fait lui-même plus aucun effort pour rendre son oeuvre accessible, universelle, fédératrice. Il filme pour lui et pour ceux qui ont déjà décidé qu'ils aimaient sa démarche. Qui, certes, est belle, sans concession, libre. Mais de moins en moins comme je conçois le Cinéma.
Autre problème, on est peut-être sur un de ses films les moins neufs par rapport au précédent. En fait il me fait penser au Nouveau Monde, parce que ce sont les deux que je n'arrive pas à aimer, alors que paradoxalement ce sont les deux qui parlent le plus d'Amour (unique pour le premier, vains pour celui-ci). L'Amour est plus beau chez Malick quand il est contextuel (La Ligne Rouge), incertain (La Balade Sauvage), spirituel (Tree of Life).
Les Moissons du Ciel en sont la grande exception, parce que la progession, la recherche formelle depuis son premier film accompagnait les sentiments dépeints. Richard Gere est son premier film, Sam Shepard celui qu'il a voulu faire, Brooke Adams est le stand-in de Malick (sans doute le seul film où son alter-ego est féminin).

Bref, la mosaïque narrative de celui-ci, je n'accroche pas. Je suis touché, mais je me dis que j'ai déjà aimé To The Wonder, malgré et à cause de ce refus quasi-total de construire un pont vers son public. Malick filme si bien les sentiments qui changent et se déplacent comme des nuages qu'il comprendra bien que j'ai besoin que son style bouge pour que je l'aime...

Enfin, surtout, il s'en branle :hap:
17/06/2016 14:46:06
On en apprend des choses dans Knight of Cups, quand même.

"You don't want love, you want love experience."
"No one cares about reality anymore."
"Real love is so hard to find. Where is it ?"
"Love is so rare that when you find it you can't doubt it."
"I say, try it all. Why not ?"
"There is so much love inside us that never gets out."

Terry, ce poète.
17/06/2016 14:50:49
:snif:
13/03/2021 01:44:59

"On admire trop Malick, on l'aime trop, pour ne pas lui souhaiter un prompt rétablissement." 


J'aime beaucoup cette phrase de Frederic Mercier de Transfuge que l'ont retrouve dans les extraits critiques de la presse sur Allociné. Après le visionnage de ce Malick, ça résume tout à fait mon sentiment et mon rapport au cinéaste (et celui de beaucoup de gens je pense). L'après Tree of life est un carnage pour le cinéaste... À la merveille est son pire film, celui la est un poil au dessus mais reste mauvais et song to song ne m'avait pas dégoûté à ce point mais ça restait pataud et bancal. 


C'est compliqué de parler de cette trilogie parce que je crois que les critiques des cahiers (et d'autres) ont déjà tout dit... Malick s'est effondré sur lui-même et semble voué à nous sortir encore et encore le même flot d'images avec les mêmes thèmes traités avec la même platitude et la même lourdeur à chaque fois. Il y'a toujours des plans somptueux, des petits trucs réussi ici et là (surtout les scènes de couple/ de câlin/ de jeu .. Malick filme toujours très bien le désir et les corps) mais a coté on a toute une symbolique moisie digne d'une madame irma (la scène avec la voyante :rire: ) de pacotille... le film se voudrait mystérieux, mystique mais c'est juste une grosse choucroute dont on a percé les tenants et aboutissants en 10 minutes 😴 .. la magie du cinéaste est brisée.. bla bla l'innocence perdue, bla bla les addictions, bla bla la volonté de vouloir repartir à zéro en se purifiant (l'eau chez Malick, tout un programme)... bref, tout ça finira par un déménagement, merci Demeco. 

Message édité
16/03/2021 12:28:54

📢Serviam Je suis tout sauf un admirateur de Malick et je n'ai pas vu cette trilogie qui semble assez expérimentale. Néanmoins, je t'invite à regarder son dernier film en date, Une vie cachée, qui semble allier ses nouvelles expérimentations visuelles et ses idées de montage au service d'une réelle histoire bouleversante avec deux acteurs incroyables. Les 3 heures sont un poil longuettes pour ma part, mais le bougre ne manque pas de style. C'est un peu le film de la réconciliation avec une bonne partie des cinéphiles.