L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

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Commentaires
Tchitchoball 06/02/2012 23:52:37
Par contre je ne pense pas que les femmes du XXe siècle, de surcroît enfermées dans une maison close, plonge et nage aussi bien.
Barzal 29/02/2012 00:29:28
Elle restes des femmes pas des animaux élevées sans jamais voir/avoir vu la lumière du jour :o))

Envouté par ce film du début à la fin, je partage pleinement les critiques de Moorhuhn et de MacGuffin.
Un détail que j'aime beaucoup à la fin du film on voit une rose blanche qui perd une pétale je trouve que sa symbolise la fin de cette époque mais surtout la position du réalisateur qui plus tard est visible par la dernière scène "moderne"
MacGuffin 29/02/2012 14:52:14
Pour la scène en extérieur, c'est quasiment la même que dans le Pialat : une après-midi au bord d'une rivière, avec des prostituées, une lumière naturaliste et très solaire. Ça m'a semblé un hommage évident :hap:

Sinon, je suis pas du tout d'accord avec le point de vue de Moorhuhn (et de Barzal, si j'ai bien compris) sur la scène finale.

"la scène finale trouble. On peut comme y apercevoir le point de vue tranché du cinéaste concernant la condition des femmes réduites à la prostitution et sur la (possible) réouverture des maisons closes. C'est culotté et surprenant."

Je vois pas du tout en quoi Bonello montrerait dans cette scène que, pour le dire grossièrement, "c'était mieux avant". Le film a plutôt montré à quel point c'était une terrible prison.
Et puis il faut aussi voir que la fille qui sort de la voiture dans ce fameux dernier plan, est un des personnages, celle qui ouvre le film avec la phrase "je pourrai dormir 1000 ans". À la fin, c'est comme si elle avait effectivement dormi 100 ans et s'était réveillée dans la même situation, ne s'était toujours pas libérée de sa prison, (même si celle-ci n'existe plus matériellement).
Ça va beaucoup plus loin que "Les Maisons clauses c'était quand même vachement mieux".
Barzal 29/02/2012 15:13:26
Quand je dit la position du réalisateur je pense surtout qu'il a voulut montrer que c'est une boucle qui recommence (j'ai conclus avec l'utilisation de la même actrice comme tu la dit)
Et pour les roses finalement avec ta réponse je me dit que sa confirme la notion de boucle, elle fanes mais d'autre vont poussées (oui c'est tiré par les cheveux :rire: )
Moorhuhn 17/03/2012 11:02:57
Je n'ai jamais dit que c'était mieux avant :hap:
Disons que la critique était publique et que j'avais peur de trop spoiler, je voyais plus cette scène comme un prolongement de sa condition comme tu le dis si bien et que la réouverture des maisons closes n'allait en rien changer cela. J'en parle dans ma critique d'ailleurs de cette maison close comme une prison dorée baignant dans un luxe de façade, j'ai bien saisi que Bonello ne vantait en rien le principe. Désolé si la phrase n'est pas claire, c'est vrai que j'aurais du préciser davantage mais la scène étant surprenante et l'option "spoiler" n'étant pas disponible sur le blog j'ai du faire un petit sacrifice


Sinon quand Arlong dit que c'est filmé aléatoirement je ris :hap:
sic 17/03/2012 11:07:36
Ah, je ne me rappelle pas d'une scène comme ça dans Van Gogh, je l'ai vu il y a longtemps il faut dire.

Ça m'a plus fait penser à Renoir perso.
MacGuffin 17/03/2012 13:35:06
Moorhun : Ok désolé alors, j'avais mal compris. :-)

Reo : Oui ça fait penser à Partie de Campagne aussi bien sûr. Mais la scène dans Van Gogh est très inspirée du film de Renoir également, je pense (donc tout se recoupe ! ) .
blazcowicz 17/03/2012 23:05:00
Mon Dieu :hap:
MacGuffin 17/03/2012 23:48:30
"Et t'en fais quoi du split-screen ? "


Ici, le split-screen c'est d'abord une manière de "désérotiser" complètement l'acte sexuel : le fait qu'il soit multiplié de cette manière à l'écran lui enlève toute sa singularité et donc toute sa sensualité (et donc aucune complaisance là dedans).

D'autre part c'est vraiment du De Palma / Hitchcock. Tous ces écrans sont autant des caméras de surveillance derrière lesquelles de cache le personnage de Lvovsky. On retrouve cette idée dans d'autres scènes (notamment une où elle surveille et évalue, à travers une glace sans tain, la performance de "la nouvelle" avec son premier client). Ça nous donne le sentiment qu'elle exerce un contrôle total sur tout ce qui se passe, un contrôle qui va jusqu'au voyeurisme, et renforce le sentiment d'être dans une prison.

Une scène de quelques secondes, qui contient presque tous les thèmes du film, finalement. Mais c'est sur qu'il ne faut pas la regarder bêtement et passivement.

D'autres questions ?
Parkko 17/03/2012 23:51:38
C'est pas parce qu'il y a un split-screen que c'est forcément de la merde :doute: ! D'autant plus que de parler d'un split screen pour justifier un "c'est filmé comme de la merde" me semble quand même très largement exagéré.