Suggestions
Chaque jour, un membre du site met en avant un film peu connu
 
Avoir vingt ans
Le parcours de deux filles aux formes généreuses, leur âge est dans le titre.rnElles vont vite s'acoquiner avec des sortes de hippies en traînant vers une sorte de maison close. rnA travers un drama bien bourrin d'exploitation érotique, Fernando Di Leo emploie un propos fort et assourdissant sans en faire des caisses. C'est à travers sa galerie de personnages insolites qu'il parle à son public, sur un ton plutôt engagé. Et sans jamais oublier son sens du spectacle, dans tous les sens du terme.
 
Un tueur dans la foule
Le pitch est dans le titre, un classique. rnÇa sait gérer une multitude de groupes de personnages en plein dans un rassemblement événementiel et maintenir une tension tout le long sans grosses facilités de scénario. rnAvec un tueur plutôt original pour son côté moins fantaisiste, c'est vraiment celui que l'on se représente en lisant l'en-tête d'un fait divers pioché au pif.rnrnBref, ça fait plaisir quand toutes les planètes s'alignent pour une histoire trop souvent vue et pas assez bien réussie comme ici. rnEt ce final, on en a pour notre argent (ou notre temps)
 
L'affaire Mattei
Le nom de Mattei trouve résonance dans la mort de Pasolini en 1975 , par rapport à son bouquin Pétrole avec un chapitre volé titré "lumières sur l'ENI". rnCe qui n'est évidemment pas évoqué ici dans ce film de Rosi de 1972, qui a tout du documentaire mais s'en tient à une étiquette de fiction. On a Gian Maria Volonté qui incarne l'homme étudié (sans le ton excessif que l'on lui connaît dans les films de Petri) et on suit le vrai personnage qui va faire de l'ENI qu'il dirige une société italienne si puissante qu'il serait question "d'un Etat dans un Etat".rnrnC'est très peu romancé (pas du tout), en regard à toutes ces zones d'ombres sur la vie d'Enrico Mattei. Le film disperse deux trois scènes importantes vers 1949, se concentre sur 1959-1962 et rassemble quelques témoignages docu-fictifs un peu après le fameux crash d'avion mortel de 62.
 
Take Me Somewhere Nice
Par Hal
Une hollandaise d'origine bosnienne part en Bosnie un été pour rencontrer son père malade qui l'a abandonnée a la naissance.rnNe parlant presque pas la langue elle doit traverser le pays avec son cousin et son pote.rnrnUn road movie drôle et étrange très inspiré de stranger than paradise de Jarmusch.
 
Jane B. par Agnès V.
Agnès Varda filme Jane Birkin à sa façon. Elle réalise un portrait de l'actrice, de la muse, de la femme Birkin dans un essai filmique naïf et poétique qui mêle vérités, fictions, jeux et confessions. Jane B. y est évidemment dingue de charisme et on y voit des acteurs et des amis connus (Léaud, forcément Gainsbourg), mais aussi des enfants tout aussi célèbres dans des tranches de vie bricolées de façon vraiment charmantes (merveille du montage).rnrn(et c'est visible en ligne sur Prime Vidéo)
 
The Discarnates
Par ein
Obayashi cinéaste nostalgique et mélancolique qui chérit ces précieux moments où tout paraissait tellement simple et sans contrainte, un temps idyllique que va revivre Harada (à priori en plein festival O'Bon si j'ai bien lu les sous titres) sur le chemin d'Asakusa et qui va tomber nez à nez durant une pièce de théâtre devant l'image de son père décédé 30 ans plus tôt.
Harada scénariste à succès mais noircie intérieurement par des échecs affectifs à l'image d'un Tokyo Argenté et sinistrement bleuté, consommant d'étranges relations sexuelles avec une mystérieuse femme en pleine nuit qui refuse de montrer sa poitrine, dans un bâtiment vidé de ses habitants.

Ce film est merveilleux dans ces moments en plein Asakusa où l'on retombe dans un Tokyo d'après-guerre avec ses petites ruelles, ses commerçants traditionnelles et cette petite demeure rustique et chaleureuse où les rayons de soleil dorée illuminent le visage de cette petite famille qui se retrouve pour rattraper le temps perdu sous le sifflement des cigales.

Bien entendu se noyer dans de telles souvenirs n'est pas sans conséquence et comme d'habitude les personnages chez Obayashi doivent apprendre à vivre malgré le poids des regrets.
C'est un des plus beaux Obayashi, esthétiquement le film est sublime, c'est juste dingue de ramener un Tokyo aussi chaud et affectueux en plein milieu d'un environnement aussi froid.
 
Golden Time Court
Petit poème animé (disponible sur Netflix) dans lequel une vieille télévision, soutenue par quelques complices, tente d’échapper à son triste sort dans une déchetterie… Pour l’amour des objets et contre l’obsolescence programmée !
 
San Yuan Li
7.21
7
Ça ne dure que 40 minutes et pourtant j'ai trouvé ça monumental. On a là le portrait d'un quartier de Canton, ancien village bouffé par l'urbanisation, filmé par un groupe de jeunes artistes. Et ils filment tout ce qui peut passer à portée de leur caméra : des avions volant à peine au dessus des immeubles, des ruelles vides, des rizières sur des toîts, des gamins en rang, des vieux qui font du sport, des gens qui mangent, etc. Et les images prises défilent très vite, souvent en accéléré et au rythme d'une musique répétitive et hypnotique (l'influence de Koyaanisqatsi certainement). On sent une certaine urgence de filmer ce coin de la ville, par crainte de le voir rasé prochainemet peut être, le gouvernement chinois ayant à cette époque l'habitude de refaire à neuf. Toujours est-il que preque 20 ans plus tard, San Yuan Li semble toujours debout.
 
VERTIGO A.I. Court
Par mos3n
Pendant 2 jours, une I.A. a visionné une vingtaine de fois le film Vertigo. En le prenant comme stricte représentation de notre univers visuel, le réseau de neurones a créé le sien. Parallèlement, une seconde I.A. s’est inspirée des dialogues pour écrire sa propre narration. Le résultat est une expérience unique, à la fois familière et étrange ! Lien en MP
 
Der Fan
C'est comme le film de Tony Scott mais en (très) bien. Récit d'une obsession rythmé par la musique synthétique de Rheingold, dont le chanteur joue ici presque son propre rôle d'idole des jeunes. Ca commence comme une bluette adolescente pour s'immiscer progressivement dans des contrées plus... troubles. Un des plus beaux fleurons du cinéma psychotronique teuton.
 
Johan à travers les rapides
Mélodrame muet suédois divisé en 5 actes, Johan est un petit bijou de mise en scène notamment dans sa représentation de la nature. Les séquences sur la rivière sont impressionnantes pour l'époque. Le cadre y est austère, l'histoire simple mais l'écriture des personnages transcende le tout. Une belle réussite scandinave.
 
Cordes Court
Ce court de 10 minutes étant fait à la gouache, ça explique la texture spéciale. Tout comme le plus connu When the Day Breaks, l'histoire est une exagération du quotidien tout en demeurant dans la simplicité.
Wendy Tilby avec Amanda Forbis ont gagné plusieurs prix dans des festivals d'animation sur des projets très ouvriers avec les techniques traditionnelles utilisées.
 
Rubicon Court
Un gag bien fichu de 6 minutes sur l'énigme du rameur, du loup, du mouton et du chou.
C'est drôle voilà. J'écris une phrase plus pour remplir la limite de caractères de la présentation. Et une autre parce que ce n'est pas encore assez.
 
Premiers jours Court
8 minutes et avec des formes et métamorphoses, des montagnes qui deviennent des corps ou l'inverse.
Même quand on n'est pas friand de ce genre d'animation expérimentale (même si ça reste très figuratif ici), le spectacle tient l’œil en haleine, on va dire. Et puis c'est un film posthume on dirait, ça renforce la poésie. Disponible directement sur le site gratuit de l'ONF.
 
Golgo 13: Queen Bee
Un OAV avec un corps féminin de haute compétition et un Golgo vraiment fidèle à son côté "je ne montre pas mes émotions, le boulot et l'honneur avant tout".
Ca fait moins d'une heure mais c'est très agréable à suivre.
 
Bait
Par Hal
Dans le cornwall au sud ouest de l'Angleterre Martin, un pêcheur sans bateau, survit comme il peut dans un village de plus en plus touristique.
Ça parle de gentrification, de classe sociale, de traditions et de temps qui changent.
Tourne en 16mm et entièrement doublé en post prod, le film a un ton étrange, presque surréel.
 
Quelque part sous le ciel immense
Quelque part sous le ciel immense brille ce petit film de Kobayashi dans lequel ce dernier pose un regard bienveillant sur les drames et les tracas de la vie quotidienne d’une famille durant l’après-guerre. Les personnages y sont attachants et il y a de la douce amertume dans l'air... Donc si vous aimez Ozu et Naruse, vous aimerez ce film.
 
L'enfant qui voulait être un ours
L'ours polaire qui faisait son caméo dans les bannières de CL ces dernières années. Il en faut peu pour m'intriguer (et ce film a dû accompagner l'enfance de beaucoup de membre, juste que tout le monde oublie de le renoter)
On peut avancer à reculons face au combo dessin animé + enfant + parcours initiatique. Mais ça en vaut la chandelle.
 
Les bonnes causes
Super film juridique français qui narre habilement l'histoire, classique mais rondement bien menée, d'une infirmière victime d'une machination qui est faussement accusée de meurtre et accablée par multitudes de preuves étayant sa culpabilité.
Le film nous donne droit à de superbes confrontations et joutes verbales entre un Pierre Brasseur magistral en avocat malin et un Bourvil très convaincant en juge d'instruction intègre (par contre j'ai été déçu car à aucun moment il ne dit "hé mon vélo")
Et en plus c'est en scope, donc ç'a de la gueule.
 
L'homme aux mille visages
Par Dante
Dernière œuvre en date d'Alberto Rodriguez, "L'homme aux mille visages" est une pépite du film d'espionnage, un genre qui se fait rare ces derniers temps au cinéma. S'attaquant à un rocambolesque scandale politique dans l'Espagne des années 90, le film brille par son scénario ciselé et sa mise en scène virevoltante, et prouve la belle vitalité du cinéma espagnol contemporain.
 
Our Times
Par Waho
Si vous êtes d'humeur pour une comédie romantique avec des beaux gosses au passé trouble, des filles introverties mais secrètement magnifiques derrières leurs lunettes et un triangle amoureux classique mais efficace, ce film est charmant. Si vous êtes allergiques aux romances ou n'avez pas l'âme d'une ado qui sommeille en vous, n'oubliez pas que le film se déroule dand un Taiwan nostalgique et filmé avec beacoup de tendresse, avec de très beaux moments à la clé et quelques belles surprises.
 
Le festin de Mr. Citron Court
Alors que le pays tout entier fait face à la famine sans précédent, un héro sort de l'ombre. Son nom : Mr. Citron. Peu importent les conditions socio-économique de son pays, lui a décidé d'offrir à ses proches un festin pour Noël. Et rien de l'en empêchera. Les monstres, les accidents de la route, les produits hors de prix du marché noir... Mr. Citron surmontera toutes les épreuves. Mais alors qu'il croit toucher au but, un obstacle inimaginable vient lui barrer la route : Mr. Citron n'a plus de sel. Comment notre héro ordinaire se sortira-t-il de cette situation inextricable ?
 
Chibi Maruko-chan: Watashi no suki-na uta
Par EIN
Série de manga/films/animes ultra populaire au japon, complètement méconnu chez nous.
Pourquoi je le conseil avec mon petit 7?
Parce qu’en plus de s'adresser au plus grand nombre à la façon d'un Crayon Shin avec son style visuel enfantin et ses personnages tous plus effrayants les uns que les autres (parce que je flippe moi dès que je vois la mère de Shin-chan) et de nous dresser une jolie amitié entre une petite fille de primaire et une jeune adulte, c'est l'occasion de voir Masaaki Yuasa à l'oeuvre dans un des ses premiers poste de directeur d'animation dans des séquences musicales où les couleurs pètent dans tous les sens.
 
Korczak
Un film absolument magnifique où Wajda, à travers un biopic rendant hommage à Henryk Goldszmit, fait l'éloge de la vie. Un film d'une dignité magnifique. L'enfance y est montrée dans une grâce assez rare. Certainement le plus beau film que j'ai pu voir sur le sujet (à savoir la Shoah), car justement, ce n'est pas vraiment un film sur la Shoah.
 
The Day the Sun Turned Cold
Ça se passe dans un village sous la neige, c'est restitué à merveille par Yim Ho (Homecoming).
Un fils suspecte sa mère de meurtre depuis 10 ans, il le déclare enfin au commissariat. Et pourtant il aime beaucoup sa mère.
 
Bonne année Court
Bonne année 2020 à tous les CinéLoungiens ! Passez une belle nouvelle année, aussi cinématographiquement passionnante que personnellement épanouissante. Sexe, santé, bonheur, amour, argent... que rien ne vous manque.
 
Les femmes de Stepford
Le roman d origine est signé par l auteur de Rosemary Baby. L'adaptation en film est signée par le scénariste de Marathon Man et Les hommes du président.
Et si Desperate Housewives devenait un cauchemar ?
 
Séduite et abandonnée
Un des chef d oeuvre de Pietro Germo, un réalisateur italien décidément encore peu vu sur Cinelounge, alors qu il n a rien de confidentiel, bien au contraire.
Comme à nos habitudes avec ce cinéma, on a une de ces description/critique de la société italienne comme on aime les savourer.
 
Le discours d'acceptation glorieux de Nicolas Chauvin Court
Par mos3n
Court métrage génialement absurde sur la non-existence du Chauvin(isme) où l'on croise Napoléon, Lionel Messi, les Daft Punk, Macron, Rochefort, et j'en passe... au bout, une réflexion profondément actuelle sur la "conscience raciale" (sic) de la France et sa psychohistoire.
 
It Must Be Heaven
Par Siry
Le nouveau film d'Elia Suleiman où il est toujours à la recherche d'un espace où se sentir chez soi. Comme un héros de Michael Mann il regarde l'horizon plat comme une page blanche d'une vie possible, motif déjà annoncé dans ses précédents films. Ici, Elia est à la recherche d'un producteur et je ne pensais pas écrire ça un jour, mais l'une des scènes les pus hilarantes vues ces dernières années est avec Vincent Maraval.
Sortie ce mercredi, allez-y, il y a les flics les plus drôles depuis Hot Fuzz, et voyez les autres films de l'extraordinaire Elia Suleiman.
 
Padre padrone
Un film des frères Paolo et Vittorio Taviani qui retranscrit très bien l éducation à la dure dans la campagne, le poids des responsabilités familiales de père en fils. Et aussi, ça se focalise sur le conflit entre les dialectes des régions et la langue officiel du pays, où tout est à réapprendre, tellement c est différent.
 
The Answers Court
Par banana
Tu meurs. Mais tu réalises que maintenant tu peux avoir les réponses à toutes les questions que tu t'es toujours posé sur ta vie, tous les petits mystères irrésolus.
Concept simple mais efficace. Drôle et touchant.
Cyniques s'abstenir.
(sous-titrés en français)
 
La politique de l'autruche Court
Ce court métrage de fin d’études, visible sur Arte et réalisé par un frenchie répondant au doux nom de Houhou, est déjà auréolé de plusieurs prix, remarqué par Guillermo Del Toro et éligible aux Oscars 2020. Il s’agit d’une métaphore politique quelque peu pessimiste mais pertinente faisant échos aux problématiques sociétales actuelles par le biais d’une voix off sous forme de poème. Remarquable et prometteur !
 
Ten Meter Tower Court
Une piscine, un plongeoir. Entre les deux, dix mètres de vide. Et le réalisateur demande à toutes les personnes présentes si elles seraient capables de sauter. Jeunes ou vieux ? Hommes ou femmes ? Racailles ou bourgeois ? Vous pensez savoir qui osera le plus ? Vérifiez par vous-même dans ce court-métrage.
 
La Belle de Saïgon
Comédie légère de 1932 (donc pré-code) réunissant deux géants de l'époque Clark Gable et Jean Harlow, extraordinaires de complicité dans ce film. L'histoire est celle d'un triangle amoureux et d'un adultère dans un décor de plantation coloniale de Cochinchine. Sur l'affiche au moment de sa sortie une bulle précisant : "He treated 'em rough - and they loved it !" Foncez le voir !
 
Noreen Court
Par banana
La famille Gleeson, dont le génial Brendan Gleeson, est réunie pour cette comédie policière irlandaise qui fait penser au travail des frères McDonagh.
Deux policiers répondent à un appel dans la campagne irlandaise. Frank est jeune et a le coeur brisé. Con est un quinqua fatigué. Ils sont tous les deux seuls. Ils sont tous les deux idiots. (pas de sous-titres par contre)
 
Manoman Court
Par banana
Un timide maladif participe à une thérapie du cri primal et apprend à libérer la bête qui est en lui.
Une comédie noire, étrange et à l'animation techniquement impressionnante. Un vrai bon petit OFNI.
 
Leaving on the 15th Spring
Par Ein
Un Slice of life jolie comme tout où des jeunes (filles) de 15 ans qui vivent sur une île bien isolée de l'archipel doivent quitter leur foyer pour intégrer un lycée sur la préfecture la plus proche (les lycées étant absents sur l'île).
Ça cause de choix important à faire, de souvenirs à laisser derrière soit, de passage à l'âge adulte, à son indépendance le tout baigner de tradition musicale où les jeunes filles sont enseignées très tôt au Shamisen pour pour jouer devant le village entier le jour de leur départ : émotion garantie.
 
Shiny Court
Quatre petites minutes groovy d'une animation inspirée et méticuleuse. Ça donne la pêche et ça prend moins de temps qu'une grosse commission. A mater sur Viméo la prochaine fois que vous serez sur le trône.
 
Corridors of Blood
Au XIXe siècle, un vieux chirurgien humaniste essaie de créer l’anesthésie afin d'épargner souffrances et folie à ses patients. Devant l'incrédulité de ses confrères pour qui la douleur est une fatalité inévitable, il n'a pas d'autre choix que de tester ses expériences sur lui-même quitte à faire de mauvaises rencontres...

Excellent film, porté par un Boris Karloff majestueux. Avec son ambiance oscillant entre Charles Dickens et Robert Louis Stevenson grâce à de superbes décors et costumes, ses acteurs talentueux, et son équipe de tournage rompue à l'exercice, ce Corridors of Blood est une excellente surprise pour ma part.
Et c'est toujours quelque chose de voir les deux plus célèbres créatures de Frankenstein sur le même plan^^
 
Les baisers
Sous ses airs de nouvelle vague française (avant l’heure), le tout premier film du très prolifique Masumura est une belle et simple ode à l’amour et à la liberté tout plein de fraîcheur et de poésie.
 
Amour rue de Lappe
De café en café, tout au long de la rue de Lappe, Denis Gheerbrant, dans la veine du cinéma direct, nous invite à faire la connaissance des habitués. D'origines culturelles très diverses, ils nous entretiennent des enjeux de leurs vies et de leurs préoccupations. Le désir, voire le besoin de s'expliquer de ces amis "créé" par la caméra s'impose sans que jamais on ressente la volonté du cinéaste d'imposer ses opinions ou d'animer artificiellement une situation. Le film nous touche par la générosité et la qualité des contacts humains.
 
The Sound of Insects: Record of a Mummy
Film expérimental de type docufiction dans lequel un homme s’isole en forêt pour s’y laisser mourir (de faim) et raconter les effets de son dépérissement dans un journal intime. Expérience sensorielle et métaphysique garantie.
 
Qui a tué le chat ?
Il gatto est ce qu'on pourrait appeler une comédie noire. C'est aussi un thriller burlesque qui emprunte autant à Hitchcock qu'au giallo pour dépeindre en un peu moins de deux heures une société italienne en état de décomposition avancée. C'est souvent très drôle et assez corrosif, et puis il y a Galabru doublé en italien.
 
Mountain Plain Mountain Court
Par mos3n
Tiercé dans l'ordre pour le duo de réalisateurs Daniel Jacoby et Yu Araki qui décrivent à merveille toute l'intensité des courses hippiques japonaises dans un court-métrage épique alternant entre phases documentaires et délires expérimentaux. Après ça, vous ne verrez plus jamais le PMU du coin de la même manière.
 
L'Épée de Kamui
Ce Rin Tarô se lâche avec une très grande ingéniosité visuelle sur les trois premiers quart d'heure, puis ensuite, les charges formelles va et viennent avec un récit au rythme moins déchaîné (car le héros traverse pas mal d'endroits et dégomme pas mal d'ennemi). Une pépite. Attention à regarder le montage de 2h10 et la version la plus accessible est un pan&scan.
 
Safe
Rarement le mal-être et les névroses modernes n’ont été aussi bien captés qu’ici, par la caméra d’un Todd Haynes entre mélancolie et désenchantement. Julianne Moore y joue si bien la paranoïa qu’on partage complètement ses peurs à priori insensées… On pense un peu à Mulholland Drive, un peu à Bug et un peu à Koyaanisqatsi.
 
Splendida Moarte Accident Court
Aussi appelé The Blissful Accidental of Death, ce court en stop-motion propose des péripéties voltigeuses à travers un train en marche, où l’espace se déforme et se retransforme. C’est très plaisant comme voyage dans l’imaginaire. Et il y a une plastique très bienvenue.
 
Next Court
Un bijou de l'animateur de marionnettes stop-motion, Barry Purves (si réputé que Tim Burton l'avait déjà approché au début du projet de Mars Attacks). Il s'agit d'une pure démonstration visuelles de chaque histoires de Shakespeare en deux trois secondes d'interprétation. Et sans vraiment connaître l'homme, c'est plaisant de voir tout cet amour déborder à l'écran.
 
Sacrifices of War
Par Dante
Centré sur les exactions que les japonais commettaient en Chine lors de la guerre des années 30, le film touche tout particulièrement dans la relation entre le personnage de Christian Bale et les petites filles du monastère assiégié. Beau et diablement émouvant.
Statistiques
Longs
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Films
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Notes
7.17
Moyenne
Vous
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Longs