Commentaires
mos3n 30/09/2016 22:19:13
Je n'ai absolument aucune idée de comment noter ça... :ouch:
tadanobu et autres amateurs de Brakhage / Mekas, il faut que vous découvriez cette folie !
mos3n 29/11/2016 14:28:17
A-Syagrius Dans la lignée de Takashi Ito, la plupart de ses courts sont aussi dispo en ligne sur sa chaîne vimeo : tomonarinishikawa
A-Syagrius 29/11/2016 15:11:44
Merci pour le lien. J'en avais déjà vu quelques-uns au fur et à mesure de tes ajouts et je dois avouer que je préfère Ito pour l'instant :-)
banana 12/12/2016 00:39:35
Par contre, loin de moi l'idée de lancer un nouveau débat sans fin (si, en fait, j'adore ça) mais vous trouvez ça logique d'avoir différentes nationalités à ses films en fonction d'où il les a tourné?
Pour moi, un japonais qui fait son film aux US ou en Thailande, ça reste un film japonais. J'ai pas trouvé d'infos sur le financement de ses films, mais même si tel film avait été entièrement financé par des fonds thailandais par exemple, ça resterai sinon un film japonais, au moins un film thai-japonais.
Ca dérange peut-être que moi par contre, mais je trouve que "c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres", cette façon de faire.
mos3n 19/12/2016 10:51:12
banana Pour les nationalités je me suis tout simplement basé sur son site : tomonarinishikawa.com
Pour ce qui est de ton : "Pour moi, un japonais qui fait son film aux US ou en Thailande, ça reste un film japonais" j'avoue avoir du mal à comprendre où tu veux en venir... Les films de Mekas sont tous lituaniens alors ? Et ceux de Tarkosvki tous soviétiques ?
banana 19/12/2016 12:40:13
mos3n
où je veux en venir, ben je crois que tu as bien saisi, ouais. Un tarkovski, même filmé sur la Lune et financé par des vénusiens, ça reste un film soviétique, au moins en partie. Luno-vénuso-soviétique au pire, mais certainement pas lunaire ou vénusien tout court. Pour moi, un film ne doit pas sa nationalité au lieu où il est tourné ni à l'origine du fric qui le finance, mais à la nationalité de ceux qui créent le film. De la même façon que si je filme mon voyage en Papouasie et en fait un court, ce court ne sera pas papou mais français. Y'a bien sûr des cas plus complexes de co-productions, de réal naturalisés ou vivant et travaillant dans un autre pays que leur pays d'origine. Mais pour la base, je reste sur mon idée.
mos3n 19/12/2016 14:07:30
Alors on a une vraie divergence de fond... je trouve extrêmement réducteur de dire nationalité cinéaste = nationalité film.
Pour faire court et résumer ma position : Donner une nationalité à un film est une aberration. Au moins ça c'est clair.
Par contre, pour des raisons pragmatiques, il est pratique de dire que tel film est vénusien et tel autre jupitérien, etc.
Mais pour dire cela, il faut se baser sur des critères "objectivables", d'où le recours à la nationalité du réalisateur ou plus généralement, du pays de la boîte de production.
En même temps, faire de cet état de fait une sorte de règle stricte, me paraît totalement incohérent. Tout comme à l'inverse, se baser sur des critères "purement" esthétiques serait problématique, car à ce moment-là, un film comme Snowpiercer devrait avoir la nationalité USA (et non pas Corée du Sud comme c'est le cas ici), puisque malgré l’origine du réalisateur et de la co-production coréenne, selon Bong Joon-ho lui-même, c'est un pur produit hollywoodien.
banana 19/12/2016 14:47:48
mos3n
je remarque que dans chacune de mes interventions, tu "oublies" de noter le fait que je parle aussi de double nationalité voire plus.
Tu prends l'exemple de Snowpiercer. Sauf erreur de lecture de ma part, il est bien noté comme une co-production, et là, qu'il soit américain ou coréen m'importe peu en vérité. J'aurai mon avis, mais je conçois qu'on puisse défendre l'avis inverse.
Ce que je ne comprends pas, pour en revenir à nos moutons, c'est que les films d'un Tomonari Nishikawa par exemple, réalisateur japonais, qui semble indépendant ou au moins créateur principal si ce n'est unique de ses films, puisse avoir à son "palmarès" des films thai ou américains juste parce qu'ils y ont été tournés. Encore une fois, je trouve que ça peut mener à de fâcheuses dérives si le lieu de tournage ou le sujet deviennent le critère principal de la nationalité d'un film.
De plus, le fait qu'un tel ou un tel conçoit son film comme un film américain, ougandais ou micronésien n'en fait pas pour autant parole d'évangile. Je peux prétendre avec les meilleures intentions du monde avoir réalisé un film guinéen, j'en resterais pas moins français, et le film aura été réalisé à travers mon regard de français.

après bien sûr que ça peut être lourdingue de coller une étiquette "-nationalité à insérer-" sur un film mais à partir du moment où on essaie de faire une BDD la plus complète et cohérente possible, je trouve que c'est un problème, ces nationalités "volages" et "versatiles".
mos3n 19/12/2016 15:05:58
Non, je n'oublies pas, je comprends ton point de vue.
Par contre Snowpierce est une co-prod mais n'a qu'une seule nationalité sur CL...
Pour en revenir au cœur du sujet et à ce qui me dérange dans ton point de vue, c'est que justement, s'il fallait choisir, il faudrait étiqueter Tomonari Nishikawa comme réalisateur américain, car il a réalisée/produite la plupart de son œuvre là-bas. Mais de par son pays de naissance, tu sembles essentialiser un "regard" japonais, alors qu'il n'en ait rien.
Comment faire la part des choses avec un réalisateur de culture japonaise mais qui a effectué sa formation "cinématographique" aux USA ? Où situer alors son regard "cinématographique" ?
banana 19/12/2016 16:19:32
Dans ce cas, il pourrait être légitime de le classer comme réalisateur américain effectivement, ou du moins y classer ses films. Je n'y vois aucun problème.
MAIS, et c'est le problème que je pointe depuis le début, c'est que ses films sont, ici américain, ici japonais, ici nippo-américain et même thailandais. Sur quel critère? Qu'est-ce qui fait que ce film est thailandais? Pourquoi tel film est américain et celui-ci japonais? La simple envie/perception du réalisateur? Le lieu de tournage?