L'âge des possibles
(09/03) C'est clair que s'aventurer sur le même terrain que Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) relève un peu de masochisme, mais Ferran s'en sort avec les honneurs.
 
Le Trou
(11/06) Une énorme mandale cinématographique.
J'avais été un peu déçu par Casque d'or il y a quelques années, donc c'est vraiment une excellente surprise. Et puis que de séquences folles, la percée du trou dans la cellule surtout est extraordinaire... Et j'aime bien aussi quand Becker s'attarde sur le quotidien des détenus (les exquises scènes de bouffe!).
Michael Scofield et ses affreux tatouages peuvent aller se rhabiller.
 
Andreï Roublev
(16/02) Bon okay, en fait, il faut que je les revois tous deux fois les Tarkovski...
 
Le Miroir
(26/05) [lien]http://www.cinelounge.org/index.php?page=film&num=678&com=360#188593[/lien]
 
Walden
(16/06) [lien]http://www.cinelounge.org/index.php?page=critique&film=11372&user=Garrincha[/lien]
 
Le Cercle rouge
(10/06) Ca m'a plutôt plu, mais je trouve quand même qu'il est moins réussi que les deux autres Melville que j'ai vu, moins jusqu'au-boutiste dans le style que Le Samouraï, et moins d'harmonie entre fond et forme que dans L'Armée des ombres. Après, en termes de films de braquage, c'est clairement le haut du panier, aucun doute là-dessus. Très maîtrisé, mais pas assez inspiré à mon goût.
 
A Brighter Summer Day
(28/05) Speechless ? Check.
Mindblown? Check.
Head-over-heels in love? Check.

Bon, quand même quelques mots, en vrac :
- La plus belle scène de "rupture" (pour pas trop spoiler) de l'Histoire du cinéma.
- Faire des travellings comme ça, Monsieur Yang, franchement c'est quand même pas cool du tout pour tous les autres réalisateurs du monde.
- Cette manière d'embrasser fresque familiale et destin d'un pays, à ce niveau-là, je vois que Le Parrain.
- A la gueule de la copie que j'avais, je pensais plus qu'il s'agissait d'un film des '80s... Vivement une restauration, c'est urgentissime.
 
L'Homme sans nom
7.71
19
(12/05) Monsieur Wang, je vous aime.
 
Sugar Man
(25/01) Avec Dig! et Dont Look Back, meilleur docurock au monde.
 
Django Unchained
(16/01) Une bien belle BO. Utiliser une chanson qui s'appelle "I Got a Name" de Jim Croce (dont je suis fan, mais c'est anecdotique..) durant une séquence nous montrant Django savourant sa liberté, je trouve ça beau. Et utiliser du rap pour mettre en musique une scène dans laquelle un esclave noir défonce ses oppresseurs blancs, je trouve ça très élégant, non pas pour le simple anachronisme, mais parce que c'est à travers l'emploi de ce morceau que Tarantino fait le lien entre cette histoire et notre époque : au-delà de l'esclavagisme, Django venge toute la culture noire, et ça c'est classe comme tout.
Après, je place quand même Inglourious Basterds au-dessus, parce que Django opte pour une approche moins théorique et réflexive, plus efficace mais moins virtuose.
 
Le Miroir
(10/03) Moins puissant que Close-up dans sa réflexion méta, mais autrement, thumbs up comme aurait dit Roger Ebert.
 
Conversation secrète
(22/01) Un grand et subtil film politique, comme savait si bien les faire Hollywood dans les '70s, l'ombre du Watergate surplombant le film sans jamais le faire ployer, Coppola étant suffisamment brillant pour filer la métaphore tout en maintenant l'autonomie de son récit, les niveaux de lecture s'entremêlant avec une remarquable harmonie.
Et puis cette séquence finale quoi, somptueuse comme c'est pas permis...
 
Un homme qui dort
(25/05) Si à la fin d'un film de 90 minutes, vous avez l'impression de l'avoir entamé il y a à peine un quart d'heure, vous pouvez raisonnablement en tirer la conclusion que ledit film est une splendeur absolue.
 
Les Naufragés de l'île de la Tortue
(04/06) C'était attendu, mais c'est en-dessous du Côté d'Orouët... Cela étant dit, j'aime beaucoup la patte de Rozier, la vivacité du montage, ses dialogues pétillants et le souffle de liberté qu'il semble offrir à ses interprètes.
Je n'ai pas grandi avec le cinéma populaire français, donc j'ai également découvert Pierre Richard avec ce film et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a un charisme et un corps comique que je n'aurais jamais pensé trouver au pays des Bronzés. Il a cette qualité lunaire qui fait qu'il pourrait proférer les pires vulgarités que je trouverais ça d'un raffinement extrême...
 
Massacre à la tronçonneuse
(24/01) C'est peut-être moi et ma sensibilité de fillette de 7 ans, mais pour un mètre-étalon d'un genre que je ne connais que très superficiellement, j'ai trouvé ce film bien en-deçà de sa réputation... Bien sûr, il y a cette scène de dîner, exquise dans sa peinture de la terreur pure ; mais au final, entre les acteurs effroyables (surtout lorsqu'ils rencontrent l'auto-stoppeur, une scène où un Tommy Wiseau n'aurait certainement pas dépareillé) et ce scénario aussi mince que les trois bouts de tissu parant une des deux blondes du film, je ne sais pas si cette scène (magistrale) est vraiment ce qui m'a le plus fait peur dans ce Massacre..
M'enfin, Leatherface est quand même un sacré bon personnage, donc la moyenne malgré tout.
 
Invasion Los Angeles
(23/01) Plutôt sympathique, avec des scènes pas trop mal, comme la baston interminable entre les deux working class heroes, extraordinaire de drôlerie et de cruauté. Mais dans l'ensemble, ça reste pou moi bien trop léger, que ce soit dans le fond (rigolo) ou dans la forme ('80s jusqu'au bout des ongles, pour le meilleur et pour le pire), pour que ça puisse franchement m'emballer.
 
Flannel Pajamas
(03/02) Je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui m'a manqué pour être tout à fait conquis. C'est original, juste, jamais racoleur, subtil et personnel dans le traitement psychologique de ses personnages et dans son analyse de la dynamique amoureuse... Très bon élève, en somme. Là est peut-être le problème.
 
Les Chevaux de feu
(08/05) Balèze. Une caméra tournoyante, emportée par un mouvement permanent qui irrigue tous les plans d'une vitalité folle. Un film très terrestre, qui ne va jamais élever son regard au-delà des visages de ses personnages, élégiaque sans jamais fureter vers la spiritualité qui aurait été ici superflue. Bref, grand film.
 
Playtime
(23/01) Un émerveillement de tous les instants, et, à la revoyure, ça me paraît assez évident qu'il s'agit là d'un des plus grands films qui soient.
 
La Montagne sacrée
(19/05) Gloubiboulga psychédélique très ancré dans son époque, au charme caduc et au propos un brin daté.
 
Le Violent
(03/06) Un des meilleurs Ray que j'ai pu voir à ce jour. Il a toujours aimé les marginaux, les personnages incapables de s'inscrire dans la société, de rentrer dans le moule aseptisant dans le bien-pensance, mais je trouve qu'il a donné vie ici, grâce aussi à un Bogart égal à lui-même, à son héros le plus réussi, le plus émouvant.
Chez Ray, les happy-ends n'existent pas, et encore moins pour les inadaptés à l'american way of life ; ceux-là pourront toujours entre-apercevoir et goûter éphémèrement au bonheur, mais il se dérobera toujours à cause d'un implacable fatum social. En cela, le titre anglais du film est sublime, le personnage de Bogart étant condamné à la solitude, à errer seul dans la nuit la plus noire, puisque l'Amour même ne réussira pas à le sauver, à le d
 
Prince des Ténèbres
(09/02) Une série B vaguement risible, très moche à voir et à écouter (mais bon, c'est les '80s en même temps..) et, cerise sur le gâteau, avec Alice Cooper dans son casting.. Comment ? "Directed by John Carpenter" ? Ah...
 
Before Sunset
(01/01) [lien]http://www.cinelounge.org/?page=critique&film=3799&user=Garrincha[/lien]
 
Before Sunrise
(23/02) J'ai une relation d'amour-haine avec ce film qui dépasse l'entendement. A mesure que mes goûts ciné s'affinent, je lui trouve de plus en plus de défauts. Presque tout autant que de raisons qui me font l'aimer davantage.
 
After life
(24/05) Le concept me faisait un peu peur, mais Kore-Eda s'en sort comme un prince.
J'aime beaucoup aussi cette idée qu'il a eu de recentrer sur la fin son regard, non plus sur ceux qui vont joindre l'autre rive, mais les autres, ceux qui restent, ceux qui doivent continuer de vivre avec le souvenir des morts. Et bien sûr, Kore-Eda oblige, cette révolution copernicienne se fait tout en douceur, sans brusquerie, sa mise en scène respire la sérénité, embrasse ses personnages avec tendresse et compassion, en digne héritier d'Ozu.
 
Predator
(23/01) Pas mal du tout. J'aime énormément la manière dont McTiernan nous vend de la testostérone pendant une bonne grosse demi-heure en faisant joujou avec sa ribambelle de gros bras, pour finalement écraser un à un ses Action Man avec fureur et ironie.. Et Schwarzenegger est absolument parfait, McTiernan ayant l'intelligence de ne jamais lui demander d'être autre chose que lui-même, à savoir un bodybuilder, un corps, une présence ; mais certainement pas un acteur.
 
L'Antre de la folie
(10/02) Mouais. Pour un supposé maître, ça me paraît bien léger tout ça...
 
Spanglish
(25/03) Un final qui, paradoxalement, m'a terriblement ému tout en me laissant complètement sur le carreau en termes d'impact sur l'harmonie globale du film, sur sa structure narrative ; ça arrive un peu comme un cheveu sur une délicieuse soupe, et c'est d'autant plus difficile de passer outre que la séquence est d'une justesse étourdissante.. Bon sinon que dire, si ce n'est que Brooks est un virtuose, un mélomane du bon mot, un mathématicien de la poétique amoureuse, aux théorèmes aussi biscornus qu'implacables, un auteur qui construit des cathédrales verbales sur des plages hollywoodiennes, les pieds dans le sable chaud de Californie et le coeur quelque part dans la vieille Europe. Et Adam Sandler est bien, ce qui devrait arrêter de me surprendre, mais bon c'est toujours un choc.
 
Enter the Void
(05/06) Un titre d'une honnêteté rare.
 
La Pyramide humaine
(11/01) Jean Rouch, ou le plus grand cinéaste de l'Afrique. Preuve en est cette si moderne Pyramide humaine, à mi-chemin entre documentaire et fiction, Rouch s'amusant comme un fou à brouiller la frontière entre les deux, dans une posture étonnante de malice et d'avant-gardisme.
Toute la beauté du film tient au fait que Rouch a l'intelligence de ne jamais filmer le racisme frontalement, mais toujours à travers le prisme du récit principal, à savoir les amourettes adolescentes inhérentes à l'âge de ses protagonistes principaux : e qui est beau là-dedans, c'est la manière dont Rouch nous dit que le racisme est une virtualité, ou en tout cas une absurdité qui n'a pas de raison d'être, tout simplement parce que derrière la couleur de peau et les idéologies pré-conçues, tous les ados du monde sont les mêmes...
 
No
(14/03) L'emploi malin des images d'archive est la grande force du film, voire sa seule.. Mais le concept est suffisamment fort pour que tout repose dessus.
 
Céline et Julie vont en bateau
(01/06) D'un côté, une excellente dernière demi-heure ; de l'autre, un ennui irrationnel et abyssal pendant les 2h30 précédentes centrées autour des improvisations (je l'espère en tout cas..) sans intérêt aucun des deux actrices principales.
Ça n'a ni queue ni tête, c'est probablement plus qu'intentionnel, et ça m'a presque dégoûté à vie de m'aventurer une nouvelle fois dans la Nouvelle Vague.
 
Sayat Nova - La Couleur de la grenade
(14/05) Il faudrait probablement que je le revois, parce j'ai l'impression d'être complètement passé à côté pendant la première demi-heure, tellement la mise en scène et le type de narration développés par Paradjanov est à mille lieues de tout ce que j'ai pu voir jusqu'à maintenant. Par contre, une fois qu'on adopte le rythme de croisière, la perplexité laisse place à la fascination et à l'émerveillement.
Un très fort potentiel pour devenir un futur film chéri.
 
En attendant le bonheur
(27/05) [lien]http://www.cinelounge.org/?page=film&num=15386&com=10#188911[/lien]
 
If....
(06/05) Boooring.
 
Théorème
(01/06) Pas mal, un schéma un peu trop figé et démonstratif, et même si ça doit sans doute être le but, ça vieillit mal par rapport à d'autres aspects du film.
Par exemple, j'ai beaucoup aimé la première partie, cette construction du récit qui dissocie tous les membres de la famille dans le cadre, en les réunissant seulement via le montage. C'est beau, c'est cohérent, et c'est très efficace. Sauf que c'est exactement le même dispositif qu'utilise Pasolini dans la fastidieuse deuxième partie.
Donc oui théorème, mais la démonstration n'est pas aussi convaincante que je l'espérais.
 
The Master
(09/02) Je suis assez ambivalent concernant PT Anderson : d'un côté, je trouve son cinéma arrogant et poseur au dernier degré, s'auto-proclamant auteur mais n'ayant au fond que très peu de choses personnelles à dire ; mais de l'autre, quand il se met à raconter une vraie histoire avec de vrais personnages, ses films peuvent s'envoler assez haut... Quid de ce Master ? Même si j'aime beaucoup Joaquin Phoenix, il serait plus à ranger dans le mauvais versant de la filmo d'Anderson, celle qui est jolie à regarder mais qui sonne tristement creuse.
 
Broadway Danny Rose
(26/04) Woody en belle forme.
 
The World
(31/05) Quelques idées qui ne fonctionnent pas vraiment (les transitions en dessins animés, bof bof), mais quand Jia Zhengke se met à ce qu'il sait faire de mieux, c'est-à-dire filmer les petites mains invisibles et méprisées de l'essor économique chinois, à capturer leur quête de bonheur dans un monde où leur vie ne vaut presque rien, ça devient grand.
Dommage que le plus beau personnage, celui de la danseuse russe, ne soit présent que pendant quelques scènes ; pas négligée par le regard du cinéaste, mais je pense qu'il aurait pu centrer tout le film sur elle, d'autant qu'elle incarne à elle seule l'essence de cette mondialisation déshumanisée, cannibale.
 
Les enfants de la nature
(28/01) Très drôle, plutôt irrévérencieux dans sa vision un poil réac', bouleversant dans son dernier tiers, un film libre allant un peu où il veut, ne se cantonnant à aucun genre pré-établi, évoquant autant Kaurismaki que Tarkovski. Une excellente surprise.
 
Man on Fire
(24/01) Dieu que c'était long. Même pas suffisamment raté pour que je puisse m'enticher de lui et le qualifier de "film-malade" : Scott maîtrise parfaitement son récit, nous emmène là où il veut, sa mise en scène est aussi tourbillonnante qu'à l'accoutumée, et même Dakota Fanning, encore trop petite pour être tout à fait insupportable, tient parfaitement son rôle... Le problème ? C'était looong, bordel !
 
The We and the I
(09/02) Il est fort ce Gondry : même quand il rate un film, c'est presque impossible de ne pas le trouver charmant. Joli petit film qui, s'il n'est pas sans défaut, à quand même la grâce de sa nonchalance... On va dire ça comme ça.
 
Spring Breakers
(03/04) Mérite un deuxième visionnage, même si j'ai trouvé ça bien plus lisible que ce qu'on laissait entendre ici et là. Sinon, Korine devrait faire des moyen-métrages, il gagnerait en synthèse et en souffle dramaturgique. Tighten it up bro!
 
Junebug
(08/03) Faux film indie qui a tout du vrai film hollywoodien peu inspiré ; ça se laisse regarder facilement, mais ça s'oublie tout autant.
 
Fengming, chronique d'une femme chinoise
(02/05) Trois heures, moins d'une dizaine de plans, et une vieille dame chinoise qui nous raconte sa douloureuse vie sous le régime maoiste. On dira que ce n'est pas du cinéma, mais je défendrai bec et ongles que ce film touche à l'essence même de cet art.
 
Grey Gardens
(13/05) Plongée au coeur d'une relation mère-fille pour le moins dysfonctionnelle, un documentaire plus que correcte, qui trouve le juste milieu entre neutralité du point de vue et portrait sans concession et volontiers acerbe de ses sujets. Ca finit quand même un peu par tourner en rond, d'autant que les deux protagonistes principales ne sont pas si intéressantes que ça, elles ne valent que pour elles-mêmes, elles ne disent rien de leur époque, et pas grand-chose de la société dont elles sont issues. Le film est cloisonné dans la sphère de l'intime et n'arrive pas à élargir son propos, à tracer d'autres pistes de réflexion. Mais bon, le film n'a rien d'indigeste, il manque juste d'un peu plus d'ambition.
 
Anna Karenine
(09/02) Adaptation intéressante qui s'arc-boute dans la justification de mettre en image un tel monument de la littérature mondiale, et ma foi, Joe Wright s'en tire avec les honneurs. Belle inventivité dans les transitions, motif du théâtre et de la représentation revenant sans cesse comme un fil rouge nécessaire. Mais bon, le jeu de Keira Knightley est en surchauffe permanente, et Aaron Johnson en Vronski est, au mieux, grotesque. Deux énormes bémols donc pour les deux personnages principaux. C'est con.
 
Les Crimes de Snowtown
(25/05) Animal Kingdom, en beaucoup plus schématique et prévisible. Après, il fait étalage d'une certaine vitalité du cinéma australien, mais en lui-même, le film souffre d'un manque de prises de risque esthétiques, la mise en scène manque de personnalité, d'un regard véritablement singulier et neuf.
C'est glauque, mais on est jamais pris aux tripes, l'immersion du spectateur n'est jamais totale, on assiste à un exercice de style bien trop appliqué et sérieux pour parvenir à nous bousculer ; je suis resté paisiblement neutre et léthargique devant une histoire sordide de meurtres en série, et je doute qu'il s'agit là de la réaction espérée par le réalisateur...
 
L'Odyssée de Pi
(08/02) Très bonne surprise au vu de son effroyable bande-annonce. Les effets spéciaux particulièrement fonctionnent très bien, ils ont ce côté suranné et kitsch qui fait sens avec le twist final qui, à la manière d'un Shutter Island, justifie les aspects ratés du film.
 
L'Étoile cachée
(08/06) Mélodrame centré sur la famille et le sacrifice individuel, un traitement d'une grande délicatesse, avec ce point de vue très asiatique qui consiste à ne jamais questionner les fondements des règles familiales, pour concentrer toute son énergie à en observer les conséquences sur chacun des membres. Il n'y a jamais de révolte, de conflit générationnel, tous endossent avec abnégation leurs rôles, quitte à le regretter leur vie durant..
Ghatak brosse des portraits sans acidité, mais sans non plus arrondir les angles, les personnages sont terriblement humains, généreux parfois, égoïstes souvent, malheureux la plupart du temps. La réalisation est de très bonne facture, surtout au niveau du son et de la photo, qui participent grandement à l'appréhension du caractère et de l'état mental des protagonist
 
Qu'est ce que maman comprend à l'amour ?
(07/06) Une comédie toute en décontraction et sans prétention aucune, on sent Minnelli s'amuser avec ses acteurs plus qu'autre chose, Rex Harrison et Kay Kendall cabotinent délicieusement et, après tout, la sauce prend assez bien. C'est mineur, mais le rire est au rendez-vous.
 
Zero Dark Thirty
(03/02) 10 très bonnes premières minutes, et puis ensuite pas grand-chose qu'on n'ait pas déjà vu en mieux ces dix dernières années dans le cinéma américain... Une jolie fin aussi, mais bon un quart d'heure sur 2h20, c'est un peu just.
 
Three Times
(05/06) [lien]http://www.cinelounge.org/index.php?page=film&num=97&com=10#192242[/lien]
 
What Happened Was...
(10/02) Une variation sur la rencontre amoureuse pas nulle, mais qui suinte l'intellectuel voulant plus faire "différent" que "mieux". Du nombrilisme qui penche parfois dangereusement vers l'onanisme sur pellicule.
 
The Comedy
(24/02) Inconsistant sur la longueur, ça ne va nulle part, peut-être de manière tout à fait volontaire et réfléchi, m'enfin moi je n'adhère pas à ce genre de morceau de bravoure de nihilisme narratif.
 
Police Beat
(06/05) Ouais bon, la seule belle scène du film se trouve être la bande-annonce... Publicité mensongère.
 
Les triplettes de Belleville
(05/04) Le début est absolument magnifique, presque aussi beau que l'incipit de Up. Ca s'essouffle un peu par la suite mais dans l'ensemble ça reste du bel ouvrage.
 
Comédie érotique d'une nuit d'été
(24/04) Woody en petite forme.
 
Stardust Memories
(21/04) Lettre d'amour à Otto e Mezzo, mais lettre morte au génie allenien. L'hommage, c'est bien ; la création, c'est mieux.
 
Une heure près de toi
(03/06) Un peu moins virtuose que d'habitude. Mais Ernst reste Ernst, donc ça demeure formidable et hilarant.
 
Petits arrangements avec les morts
(05/05) Par endroits, c'est brillantissime. La deuxième partie notamment, centrée sur le personnage de Charles Berling, est un petit chef-d'oeuvre. Et cette fin... Waow.
 
Dark City
(24/01) Vraiment pas beau à regarder (des effets spéciaux oscillant entre Buffy et Charmed), mais l'essentiel n'étant pas là, il est assez facile d'en faire abstraction pour se concentrer sur ce récit SF néo-noir bien ficelé, rondement mené, avec ce qu'il faut de poésie pour ne pas être trop mécanique et froid (une ultime scène vraiment jolie comme tout). Le rapprochement avec Matrix est presque inévitable de par leur année de sortie, mais les deux films ne jouent pas vraiment sur le même tableau, Proyas n'ayant ni l'ambition formelle ni la démesure geek du film des Wachowski : Dark City est une oeuvre à dimension humaine, presque fauché, qui fleure parfois bon la série B, donc éminemment sympathique.
 
Les Aristochats
(03/02) Sympathique. Mais bon, ça reste Disney quoi.
 
Des hommes sans loi
(25/01) Ni bon, ni mauvais. Juste sans intérêt.
 
Lincoln
(25/01) On avait probablement pas besoin d'un film de 2h30 pour s'en convaincre, mais n'est pas Sorkin qui veut ; et apparemment, encore moins Spielberg..
 
Pompoko
(15/02) Mignon et niais. Un très bon film pour enfants.
 
In Another Country
(12/01) Alors, on peut se pâmer sur ces histoires de répétition du même motif, des variations qui ne font finalement qu'ébranler les grandes lignes sans jamais les détourner de leur axe, de tout ce matériau théorique très riche et intellectuellement stimulant, tout ça, tout ça... Sauf que le problème reste toujours le même pour moi avec le cinéma d'Hong Sangsoo : c'est absolument hideux à regarder, et bien peu passionnant à suivre. Son troisième et dernier film que je m'inflige..
 
Tabou
(12/01, et quelques minutes un peu tous les jours depuis...) J'essaierai quand même de développer ça dans une critique un jour, mais voilà : un truc inouï qui m'a terrassé comme aucun autre film de cette année n'en a été capable, voire même de cette décennie. Une fabuleuse synthèse de ce que le cinéma moderne a à proposer, un film qui a une bonne tête d'aboutissement des recherches contemporaines les plus pertinentes en terme de narration, de mise en scène, de réflexion sur l'histoire du cinéma (pêle-mêle Apichatpong, Histoires Extraordinaires, le Indio Nacional de Raya Martin, toute la frange tarkovsko-antonionienne actuelle...).
 
Une arnaque presque parfaite
(07/05) Une comédie parfaitement calibrée et saupoudrée de méta, avec une Rachel Weisz qui est toujours impeccable quand elle n'a pas à porter un film sur ses épaules.
 
Cloud Atlas
(23/01) Un film assez symptomatique de cette panne criante de créativité à Hollywood, où même des formalistes de la trempe des Wachowski (pour qui j'ai une tendresse certaine, vaille que vaille) s'embourbent dans l'enchâssement aussi compliqué que vain de récits, illusion de morceaux de bravoure scénaristiques cachant une paresse aussi étonnante que désespérante au niveau de l'agencement et de la mise en image de ces histoires multiples. Rien ne ressort, les enjeux se nivelant les uns les autres, les Wachowski se révélant incapables de sublimer aucun de leurs personnages, aucun de leurs segments, aucun des thèmes abordés, pardon, grossièrement esquissés..
Ca se regarde sans trop de déplaisir, mais c'est on ne peut plus insuffisant, et bien évidemment très décevant.
 
Rien que pour vos cheveux
(01/04) Bouffon et sans aucune prétention, conçu dans le seul et unique but d'arracher des larmes de rire à son spectateur. Ni plus, ni moins. Adam Sandler, ou une certaine idée, surannée mais rafraîchissante, de la comédie américaine.
 
La Collectionneuse
(15/06) [lien]http://www.cinelounge.org/index.php?page=film&num=764&com=10#192623[/lien]
 
Jack Reacher
(17/04) Vu dans l'avion - Aucun souvenir, sauf qu'il s'agissait de 130 minutes bien longues et bien désagréables.
 
Laurence Anyways
(06/06) [lien]http://www.cinelounge.org/index.php?page=film&num=21478&com=20#190848[/lien]
 
Le monde de Charlie
(25/01) Enfilade de stéréotypes, mais quand c'est bien fait, ce n'est certainement pas un défaut. Et puis le film a une respiration très particulière, ni trop hystériquement pop, ni trop éthéré et sofia-coppolesque, un entre-deux qui sonne irrésistiblement juste.
 
Brothers
(06/03) Mélo mou du genou comme on ne devrait plus en faire.
 
Natural Selection
(26/01) Une sundancerie plus que quelconque.
 
The Color Wheel
(19/01) Ah bah ça faisait longtemps tiens que je n'avais pas vu un mumblecore aussi nul et exaspérant, tellement fier de son manque de moyen qu'il l'arbore avec arrogance sans jamais en tirer une quelconque idée de mise en scène. C'est ostentatoire et vide de substance, c'est artificiel au dernier degré, et en plus ça va cracher sur les hipsters, alors même que ces derniers forment sans doute 90% de son public, je trouve ça grandiose.
Bon voilà, c'est à peu près tout ce que je déteste dans l'indie US actuellement. Un renversant travail de synthèse, chapeau l'artiste.
 
Save the Date
(13/03) Purge. Et Lizzy Caplan est une affroyable actrice. Quintessence du faux film indé US, mijoté comme je les déteste.
 
Happiness Therapy
(03/02) Schéma archi-connu (en gros, loser meets manic pixie dream girl), tellement cliché que c'en est juste devenu un archétype narratif du ciné US. Assez antipathique malgré tout, la présence de l'insupportable Bradley Cooper y étant sans doute pour quelque chose, mais Jennifer Lawrence sauve le tout du naufrage en portant le film à bout de bras ; elle n'a pas encore tout à fait la grâce d'une Nicole ou d'une Kirsten, se faisant quand même parfois éclabousser par la médiocrité globale du film... M'enfin, par je ne sais quel miracle elle arrive pourtant à rendre tout ça regardable, donc elle ne doit être complètement dénuée de talent, la Jennifer.
 
La Lumière
(10/01) Ce qui est embêtant avec ce film, c'est qu'on sent qu'il veut nous parler de l'Afrique de manière neuve, originale, authentique, et, jusqu'à un certain point, Cissé réussit son pari avec ce récit initiatique sur ce jeune sorcier/marabout en conflit avec son paternel, dans lequel le spectateur occidental lambda se trouvera sans repère aucun. Sauf qu'à côté, la mise en scène ne suit pas, demeure extrêmement neutre, n'apportant que très rarement un point de vue cinématographique, un éclairage pertinent sur ce que l'on nous raconte.
Bref, c'est plat, et même si le film n'est pas dénué d'un certain charme, c'est, à mes yeux, loin d'être un grand film sur l'Afrique.
 
L'Âge de la Terre
(27/05) De l'agitprop baroque et plutôt inspiré, mais bien trop éparpillé à mon goût.
On peut envisager l'approche de Rocha comme un geste esthétique fort, se délestant de toute considération d'harmonie ou d'équilibre de son récit, misant tout sur une forme d'énergie rageuse et cinétique qui se diffuserait entre chaque séquence, laissant libre le spectateur de le suivre ou non dans sa démarche. Personnellement, l'effet que ça a produit sur moi se rapprocherait de celle d'un larsen qu'un guitariste étirerait plus que de raison : au début, l'oreille siffle, puis s'adapte pour y déceler une audacieuse qualité mélodique, pour in fine lâcher tout à fait, plus circonspect que conquis..
 
Love and Other Lessons
(12/03) Je ne sais pas encore si c'est parce que je fantasme à plein tube sur elle ou si elle est simplement très bonne actrice, mais Elizabeth Olsen bouffe l'écran comme une Kirsten des grands jours ; sa présence dans le cast est presque le défaut majeur du film, tant chacune de ses apparitions déprécie celles de ses petits camarades (alors que y a quand même Allison Janney dans le lot).. Bon sinon, un film sympathique, mais sans audace, cochant toutes les bonnes cases sans qu'à aucun moment Radnor ne songe à balancer le cahier des charges par la fenêtre.. On ne s'ennuie pas, mais si ce n'était pour la délicieuse Mlle Olsen, j'aurai déjà oublié ce film que je viens à peine de finir.
 
Cogan : Killing Them Softly
(05/01) [lien]http://www.cinelounge.org/?page=critique&film=11217&user=Garrincha[/lien]
 
The Impossible
(17/04) Vu dans l'avion - Répugnant.
 
À la Merveille
(09/03) [lien]http://www.cinelounge.org/?page=film&num=11127&com=330#176746[/lien]
 
Le Pont des Arts
(07/03) Je suis assez soufflé. Après un quart d'heure de visionnage, je pensais détester, mais au final c'est très virtuose, notamment dans la musicalité des dialogues, qui insupportent puis enchantent sans vraiment prévenir, ça sonne comme du théâtre tout en étant on ne peut plus cinématographique.
Une bien belle et érudite réflexion sur l'Art, et donc la vie.
 
Dix bonnes raisons de te larguer
(05/04) Agréable surprise, mordant par endroits, hilarant à d'autres, si ce n'était pour cette morale vaguement nauséabonde, je me serais bien vu mettre plus... Bon, par contre, le Joseph Gordon-Levitt ado est une créature des plus insupportables, un réceptacle à claques et autres baffes dûment méritées.
 
Jason Bourne : L'héritage
(05/01) Ennuyeux à mourir, faisant pâle figure face aux opus du duo Greengrass/Damon, un film d'action se voulant réflexif et adulte, mais qui rate à peu près tout ce qu'il tente. Les 30 premières minutes du film sont d'ailleurs un calvaire pour celui qui n'est pas un amoureux transi de la trilogie (ce qui doit être le cas d'à peu près tout le monde sur cette Terre, je pense) tant on ne comprend rien, faisant passer en terme de clarté de la narration Quantum of Solace pour un épisode des Teletubbies.
Bon par contre, l'histoire de l'agent qui se transforme en Forrest Gump s'il ne prend pas sa pilule bleue, j'avoue avoir trouvé ça très drôle.
 
Last Night
(17/02) Ce que j'imagine Hollywood doit voir comme un film de couple à l'européenne... Well done, Uncle Sam, well done !
 
Sex Trip
(19/03) Un film sidérant, défiant raison, espace et temps, pour donner un vie à un objet disgracieux mais fascinant, tellement kitsch et anachronique que ça en devient presque un commentaire lucide, rageur et post-moderne sur ce qu'est le teen movie... Bref, grand moment de cinéma.
 
Drillbit Taylor, garde du corps
(02/01) Film plutôt très raté des productions Apatow, révélateur aussi des limites presque inhérentes à l'ancien futur roi de de la comédie US. En essayant de greffer le charisme lunaire d'Owen Wilson au teen movie "bromantisé", Seth Rogen (ici scénariste) se heurte, comme dans Pineapple Express, à l'incapacité de l'Apatow touch à incorporer un corps comique autre que ceux qu'il a lui-même enfantés, imperméable au moindre apport extérieur, neutralisant l'altérité sans pour autant en tirer un quelconque profit. Le résultat : un SuperGrave mou du genou, avec au milieu un immense acteur un peu paumé à qui l'on offre un rôle indigne de son talent, l'affront suprême étant de ne même pas lui demander de cabotiner... Bon, il s'en sort quand même hein, c'est Owen ; mais il est bien seul.
 
7 ans de séduction
(07/04)Inoffensif et plutôt bon enfant, mais hormis Amanda Peet, pas grand-chose à sauver ni même à mentionner dans cette romcom bien falotte.
 
Tokyo Noise
(19/01) Je ne sais pas si c'est par ambition ou par modestie, mais à vouloir traiter de trop de sujets, le quatuor(!) de réalisateurs finit par passer à côté de tous et ne parler de rien. On balade ainsi le spectateur entre considérations sur la pollution sonore à Tokyo, sur l'architecture des love hotels de la ville, sur l'éthique robotique, et puis bien sûr une longue plage sur la vie et la mort avec le mont Fuji en toile de fond... En refusant de creuser un sillon narratif unique et s'y tenir, non seulement les documentaristes ratent leur objectif (à savoir brosser un portrait pertinent de Tokyo et de ses habitants) mais, pire, frôlent à de nombreuses reprises les clichés les plus éculés sur le Japon. Mais bon, tout ça est suffisamment inoffensif pour ne pas être foncièrement antipathique.
Statistiques
Longs
114
Films
10811
Notes
6.91
Moyenne
Vous
0
Longs
Commentaires
belgredfox 10/02/2013 17:55:44
Seulement 6 aux aristochats? :( Et 4 à l'antre de la folie?
Tu n'as pas aimé?
Kino 10/02/2013 17:58:33
Putain, les notes aux Carpenter :snif:
Garrincha 10/02/2013 18:11:15
Si, les Aristochats c'était même une bonne surprise presque ! :-) Les classiques Disney, hormis 2-3 notables exceptions, c'est clairement pas ma came, mais celui-ci on m'a un peu forcé à le regarder, et même si j'y suis allé à reculons, j'ai trouvé ça moins gnangnan que ce que je craignais.

Et le Carpenter, ouais, je l'ai trouvé vraiment mauvais, ça prenait l'eau d'un peu tous les côtés, que ce soit le jeu des acteurs, la photo, les décors, le scénario méta... Mais je crois que Carpenter, c'est juste pas fait pour moi, voilà tout, je vais donc arrêter les frais là. :-)