Colonel Blimp IMDb

The Life and Death of Colonel Blimp
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Commentaires
Parkko 12/02/2011 03:24:17
Je suis le seul à avoir vu ce film :snif: ? Pourtant il y a des fans de Powell et Pressburger sur le site :hap:
marcosocho 30/06/2012 17:55:29
Le film est vraiment impressionnant à raconter une vie avec tant de brio. Ça démarre sur les chapeaux de roues et ça ne s'arrête jamais. Le rôle de Miranda Kerr est vraiment très intéressant. Voir cet idéal féminin traverser les ages sans prendre une ride c'est presque touchant.
Et ça donne quand même vachement envie de sortir l'Union Jack et de le hisser haut: c'est un film de propagande bien fait et pas lourd (en même qui pouvait être pour l'Allemagne pour l'époque)
Ineusleau 11/11/2017 00:12:13
Et ça donne quand même vachement envie de sortir l'Union Jack et de le hisser haut: c'est un film de propagande bien fait et pas lourd (en même qui pouvait être pour l'Allemagne pour l'époque)

C'est une très grosse erreur de dire ça, déjà l'histoire est adaptée d'une bande dessinée qui caricature et démonte les personnalités anglaises, et de deux le film déplaisait le gouvernement au point que Churchill voulait interdire le film, ça a été difficile pour Powell d'arriver à sortir ce qu'il voulait.
Donc déjà, si c'est dans le sens opposé aux idées du gouvernement, c'est donc tout sauf de la propagande.

Et puis bon merci, c'est l'allemand qui est plus intelligent que l'anglais et en plus on fait la distinction entre les allemands et les nazis...

Le commentaire date de 2012 mais ça m'étonne que personne n'ait réagi à une pareille ineptie (si je peux me le permettre).

Sinon pour le film, j'ai eu plutôt du mal avec sa complexité et le nombre de personnage amenés ainsi que les convictions des personnages qui m'ont pas mal pris au dépourvu, j'avais du mal à bien deviner vers quel sens ils allaient.
Ca reste très beau, mais j'ai cette impression que c'est assez compliqué et que ça demande une certaine compréhension de la période que ça traite. Rien d'insurmontable, mais je crois qu'un anglais de cette époque est largement plus à l'aise devant le film (question compréhension) qu'un américain de l'époque.

EDIT : Et donc du coup, j'aimerais un peu comprendre pourquoi le film est tagué propagande, tant qu'on y est... Je veux bien comprendre qu'il y a eu un budget fourni et que les producteurs attendaient ça, mais au final le résultat m'a l'air totalement ailleurs.Message édité
Yayap 21/10/2018 00:11:07
Là où A Matter of Life and Death m'avait avant tout émerveillé par ses folies formelles, Colonel Blimp est plus classique dans sa forme (quoique d'une maîtrise impeccable) mais m'a bien plus touché par ce qu'il raconte.

C'est le schéma classique de la petite histoire dans la grande, on traverse 40 ans de l'histoire britannique (du début du siècle jusqu'au milieu de la seconde guerre mondiale) au travers le regard d'un officier. La force émotionnelle du film se construit vraiment progressivement : on commence dans une tonalité presque espiègle, saupoudrée d'un humour anglais savoureux, pour progressivement poser les grands axes de la vie de Wynn-Candy et basculer dans une relative amertume à mesure que l'on saisit l'ampleur de la grande tragédie de la vie du général.

Le film utilise à merveille ses trois acteurs principaux. Roger Livesey bien entendu, parfaitement à l'aise dans toutes les facettes qu'offre le rôle du général, mais aussi Anton Walbrook dans le rôle de son meilleur ami allemand, plus sobre mais déchirant. Et que dire de la belle Deborah Kerr qui incarne le grand amour du général, qui lui a échappé, mais également les femmes dans lequel il projettera son obsession pour celle qu'il a perdue, quelle formidable idée

Les partis pris du film sont étonnants compte tenu du contexte dans lequel il a été produit, on est en effet bien loin d'un film de propagande (le film est d'ailleurs assez lucide sur les raisons de la montée du nazisme), enfin je trouve tout l'angle historique remarquablement bien traité, avec beaucoup de nuance et sans jamais perdre de vue ses personnages.

Puis il y a une poésie dans le cinéma de Powell Pressburger, qui passe autant par les choix de mise en scène, la beauté et l'astuce de certaines transitions qui évoquent le passage des années, tout autant que dans les dialogues et l'interprétation des acteurs.