Les Trois singes

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Commentaires
marcosocho 15/12/2011 12:21:18
Quelle déception. Il n'a aucune des qualités d'Il était une fois en Anatolie.
mos3n 26/12/2014 08:35:40
Afin de tout de même nuancer le commentaire de mon voisin du dessus, j'aimerais préciser que, certes, Les Trois singes n'a pas les même atouts que le film suivant de Nuri Bilge Ceylan, Il était une fois en Anatolie, mais il en a quand même un paquet d'autres....notamment dans sa façon d'entrer subtilement dans les affres de cette famille pris entre mensonge, sacrifice et soumission d'une société turque cruelle et clivée. Et là où l'on reconnait tout le talent de son réalisateur, c'est qu'à aucun moment il ne justifie, à aucun moment il n'excuse ou n'explique de manière didactique. Il reste toujours dans ce flou, voire ce fantasme des personnages (je pense bien sûr ici à la scène du balcon, ou celle de l'apparition su petit garçon) , où on ressent ce passif, lourd et pesant, sans pour autant être capable d'en avoir une exposition précise.
Comme je l'ai déjà dit ailleurs, avec Les Trois singes, Ceylan transpose avec brio l'aveuglement des êtres et le mutisme des relations sociales face à la surdité de la société.
Yayap 22/09/2019 13:40:09
Je suis surpris de la petite moyenne qu’il a ici :(

Bon j’ai une petite réserve sur l’esthétique, je suis pas du tout fan de cette photo numérique surexposée et aux teintes très saturées, je préfère 100 fois Ceylan dans des teintes plus naturelles. Néanmoins le film reste mis en scène d’une main de maître donc ça passe :hap:

Pour le reste, j’ai adoré. Peut-être pas forcément dès le début puisque le film met du temps à dévoiler ses cartes. Mais y’a une montée en puissance assez impressionnante à mesure que les enjeux se dessinent. Ceylan n’a décidément pas son pareil pour mettre en scène un noyau familial qui se fissure et s’auto-détruit, passant par de longues scènes de dialogues tendues et troubles. La dernière demi-heure est assez monumentale dans sa tension. Il y a également comme souvent chez Ceylan un constant jeu sur l’illusion, l’apparition en opposition à la réalité, qui donne lieu ici à des séquences d’anthologie dont l’une des utilisation du hors-champ les plus impressionnantes que j’ai pu voir.