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Commentaires
georgeslechameau 31/08/2016 22:01:42
Pure critique Schaffer. M'a donné envie de le voir ASAP
stopbugsitedemerde 09/09/2016 21:40:04
Au début les insert d'heures et surtout de texto/internet m'ont franchement saoulé

Mais la 2eme partie est tellement belle, c'est terrifiant, érotique et touchant tout à la fois

Et la bande son est dantesque
Melaine 12/09/2016 00:44:53
Comme je l'ai dit sur le forum, j'ai trouvé le film imparfait et un peu bancal (l'inspiration d'Elephant un peu trop appuyée, la manière très grossière dont Bonello aborde les thématiques de l'identité et de l'aliénation des jeunes par la société de consommation...) mais il y a un point qui sauve tout le reste tant il sonne juste et frappe fort, c'est le regard posé par le cinéaste sur ceux qu'on traite parfois trop vite de "monstres" et qui ne sont en fait que les représentants d'une génération paumée. Il montre, en nous plaçant du côté des "méchants" et en créant un lien empathique avec eux, que derrière chaque acte de violence se cache une force de vie. Et ça, c'est un cadeau si beau qu'il permet d'oublier les quelques défauts. Les Cahiers parlent de vide politique, et Bonello réfute lui-même l'idée du "film à message", pourtant ce dont je viens de parler est pour moi l'un des messages politiques les plus forts que l'on puisse envoyer au spectateur français après de tels événements.
kaelin 12/09/2016 01:14:37
Je ne suis absolument pas d'accord avec toi sur ce point, pas plus qu'avec les critiques élogieuses ici.
Je concède volontiers qu'il y a d'indéniables qualités esthétiques, mais aussi de pesantes lourdeurs, mais si la visée du film se voulait un tant soit peu réaliste comme tu sembles l'affirmer, alors c'est le foirage total. Il n'y a déjà pas de rapport avec les attentats récents. Surtout, rien ne fait sens sur le plan diégétique: la création du groupe, les motivations, l'attentat lui-même et ces retrouvailles dans le centre (autant s'enfermer et y rester, bah oui) qui ne servent qu'à citer Zombie ou Shining, où la dévotion à l'iconique (le Tony Montana christique, fallait oser) et aux intermèdes musicaux en guise de caractérisation superficielle s'impose jusqu'à la nausée. Je n'ai pas ressenti de compassion pour ces mannequins désincarnés (aucun rapport avec Les Chevaux de Dieu auquel ta remarque s'appliquerait parfaitement), mais j'avoue avoir éprouvé presque une sorte d'hypnose devant leurs errances, malgré mon agacement devant tant de maniérisme vain.Message édité
stopbugsitedemerde 12/09/2016 10:07:30
Je pense également qu'il ne faut pas y voir de parallélisme avec la récente actualité, je pense que Bonello dans son film veut dépeindre une jeunesse (à laquelle je m'identifie) qui ne sait pas trop ce qui veut, pas trop comment arriver à ses fins, en contradiction totale (ils détruisent les banques, semblent avoir une fascination particulière pour d'autres mouvements révolutionnaires et pourtant passent toute la seconde partie du film à se complaire dans le fantasme d'un consumérisme illimité) mais qui sait qu'il faut que ça bouge.

C'est une vision romantique et un peu dépressive de la violence, on dit qu'elle doit exister, que des actions doivent être menées pour lutter contre un mal ambiant qu'on n'arrive pas trop à identifier, et en même temps, en l'absence de leader fort, elle ne peut qu'être foireuse, limitée et ses instigateurs semblent perdus, vont dans tous les sens, sans réellement comprendre pourquoi ni comment ils ont fait tout ça.

En tout cas moi c'est cette distanciation avec la violence, avec toutes les notions d'embrigadement, de propagande, de mystification pour ne garder que le portrait des jeunes, qui m'a fasciné.
kaelin 12/09/2016 10:43:05
Je comprends cela tout à fait. Je pense que c'est un exercice de style et que l'on peut même accepter sans trop broncher d'embarrassantes ellipses en guise d'explications des enjeux (dans un film qui dure plus de 2 heures!). Mais d'autres aspects me gênent fortement: sur la forme, paradoxalement, la virtuosité de la mise en scène que je trouve trop clinquante et appuyée; sur le fond, la fin où il n'y a plus du tout de distanciation avec la violence et où on nous inflige un manichéisme inepte et grand-guignolesque (séides sans âme vs jeunesse à "aider" Picasso).
kaelin 12/09/2016 10:46:37
Et, sur cette jeunesse, en termes de caractérisation des personnages, c'est quand même le service minimum: des marionnettes en proie au vertige du vide et mues par les fils du chaos, c'est à peu près tout ce que l'on sait.
Melaine 12/09/2016 11:30:37
Je viens d'écrire quatre paragraphes pour te répondre mais il y a eu un bug. :-(

Je vais essayer de refaire ça...
blazcowicz 12/09/2016 11:33:20
Toujours copier son texte avant de poster un pavé sur CL :hap:
Melaine 12/09/2016 11:42:40
Je suis sur téléphone alors c'est un peu compliqué. :o))