The Beast to Die

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Commentaires
Zering 16/11/2017 21:47:54
Crutch C'est le moment de vérité
Crutch 17/11/2017 00:14:29
8.5, plus qu'honorable :ok: . Je trouve le film très marquant, une espèce de relecture coté nippon des films américains sur le retour du Vietnam, avec un des psychopathes les plus fascinants de l'histoire du cinéma, qui se met à organiser lui même la narration du film mais pour lequel la mise en scène ne prend jamais parti (ces plans fixes glaçants). Faut vraiment que je voie les autres Murakawa.
Zering 17/11/2017 00:17:38
Bon, moi, pour le coup, mon seul souci avec le film c'est justement la mise en scène. C'est un peu trop lent, trop long, un peu trop froid pour vraiment s'impliquer a 100%. Dommage.
En dehors de ça, c'est du très lourd. Murakawa est un réalisateur de grand talent, curieux qu'il soit si peu connu.
Crutch 17/11/2017 00:24:31
Ah justement, c'est ça que je trouve génial, le refus de l'implication du spectateur avec des scènes aussi folles. Les deux premières bastons (celle sous la pluie et les meurtres du restaurant) sont d'une singularité incroyable purement par la lenteur et la distance créée. Et la froideur rend le jeu d'acteur encore plus puissant (la scène du train :ouch: ). D'habitude, j'aime bien quand c'est punchy, mais là le film va dans la direction inverse avec une maîtrise et une efficacité dramatique admirable. Message édité
Ineusleau 27/06/2020 19:51:02

Tout a été déjà dit. Le seul truc, c'est que les deux premiers tiers m'ont bien plus fascinés que le dernier tiers du film où tout devient limpide sur le personnage, j'aimais bien quand on planait dans une direction précise sans savoir laquelle. Mais c'est aussi ça qui a de quoi passionner, comment arriver à cette limpidité du discours avec un début pareil.


Top. Par contre, on dirait que la mise en scène a beaucoup d'influence hors Japon. Parce que des fois, je me suis demandé qu'est-ce qui fait qu'on a une culture de l'image typique du Japon dans ce film. Au début, je pensais carrément à un De Palma japonais (mais bon, en fait ça a rien à voir, c'est juste le combo "composition élaboré des plans, gros moyens de décor et la musique classique", bien que ça peut dire tout et n'imp :hap: )

Message édité
ein 20/06/2021 20:33:57
Avis

Je partage l'avis général, c'était complètement siphonné comme film!
Déjà quelqu'un est capable de me dire le nom de la musique - qui revient régulièrement - et qu'on entend pour la première fois juste avant que le titre s'affiche à l'écran ? Le tueur avance au loin vers l'objectif sous une nuit bleue (Je viens de voir que "Nuit Bleue" est une expression qui veut dire une nuit marquée par de nombreux attentats, brrr...)
J'ai l'impression de l'avoir déjà entendu quelque part ce morceau hyper tendue.

Sinon qu'est ce que la mise en scène tabasse ! C'est assez impressionnant comme elle fait corps avec un personnage déjà bien ravagé, instable mais avec un certain sang froid dans le plan qu'il met à exécution.
Tous les meurtres sont assez judicieux dans la façon dont le réalisateur arrive à retranscrire l'état de folie dans lequel se trouve cet ancien photographe de guerre.
On passe d'une scène filmée à distance dans un environnement sombre sous une pluie battante où t'as l'impression de voir un animal difforme qui ne tend pas à lâcher sa proie.
A un meurtre invisible, dans l'ombre d'une foule où le personnage traverse une période de désincarnation totale, il est complètement inerte et en même temps tellement passionné (la relation fanatique qu'il noue avec son complice) ce sont les passages où je l'ai trouvé le plus effrayant.
La fin dans le souterrain est réussie mais un peu déçu que ça soit si explicite alors que là aussi le cadrage est juste monstrueux.

La scène vers le début où il joue avec son flingue face caméra est très chelou aussi parce que sans parler de la gestuelle complètement hypnotique du personnage il s'est passé un petit truc qui m'a bien surpris, c'est tout con mais quand il se penche sur la droite de l'objectif t'as l'impression qu'il se cogne sur la limite du cadre, comme si il ne pouvait pas en ressortir. Du coup quand je pense à cette fin où il devient carrément acteur de son passé je me dis que ce n'est pas si gratuit que ça ou je sur-interprète peut-être :hap: ...

Bref c'est le genre de film où je passerais volontiers plus de temps à parler de chaque scène plutôt que d'en parler dans sa globalité.
C'est une oeuvre complètement folle pour laquelle j'ai du mal à trouver d'équivalent au japon.
Pour les usa on peut penser à Orange Mécanique ou Rambo.

Magnifique relation amoureuse ça fait plaisir ce genre de traitement!
ein 20/06/2021 20:40:05

La scène du train envoie bien aussi juste par la vision que le spectateur a de la position de la balle dans le Barillet. Il sait prendre à contre-pied ce qu'on attend habituellement d'un film de ce calibre.