Teddy Girls

Mon CL
  • Connectez-vous
Outils
  • Connectez-vous
Gestion
  • Connectez-vous
Commentaires
ein 16/07/2021 00:33:24

C'est sur qu'en regard de l'époque le film est moins traumatisant aujourd'hui surtout avec l'explosion du cinéma d'exploitation japonais et quelques WIP provocateurs et aguicheurs.


Mais ça reste un sacré bon film, classique mais efficace durant sa première heure avec le quotidien de Josephine dans un centre de redressement pour filles entre humiliations pour la nouvelle venue et camaraderie à toute épreuve par la suite.

Le cheminement est linéaire mais Patrick Lung Kong sait tout de même surprendre à plusieurs niveaux; difficile par contre de juger des qualités plastiques du film, la copie n'est pas très jolie, la pellicule se détériore à plusieurs reprises (tâches sur l'image) il y a quelques fois des petits sauts dans le montage qui surprennent et bien entendu sinon ça ne serait pas marrant 50% des sous titres sont illisibles surtout sur fond blanc...

Pour un film de "prison" avec de jolies femmes le réalisateur s'abstient de tout effet racoleur et préfère miser sur un drame social violent (remis en contexte bien entendu) et émouvant.

De toute manière peut-on s'attendre à une œuvre convenue quand dès le départ c'est la jeune fille elle-même qui décide d'être envoyée en maison de correction ? C'est une adolescente fragile qui bouille de l'intérieur et qui a fini par exploser pour des raisons que l'on apprendra plus tard sous un formidable flash-back via la caméra qui s'engouffre littéralement dans un programme télévisé... c'est proprement hallucinant.


Dans ses 40 dernières minutes Teddy Girls se revêtit d'un ton inévitablement tragique, sans espoir pour ces femmes dont les situations familiales et économiques se révèlent aux yeux du spectateur, la plongée dans la violence et la vengeance est inévitable, quand même jouissive avouons-le mais on espère tellement de les voir s'en sortir que le final, bien qu'un peu bordélique, est à crevé le cœur...

Et puis bordel mais les voir s'excuser auprès de Kenneth Tsang (tout jeune) parce qu'au fond elles sont justes très humaines quoi c'est déchirant...


Dommage qu'on nous serve un monologue beaucoup trop méthodique sur ce qui pousse les jeunes (filles comme garçons) à la délinquance : pays surdéveloppé, industrialisé et ce qui en découle, drogue, films qui mettent en scènes des combats brutaux ( :hap: ) et du sexe ...etc discouru par Kenneth Tsang (qui a le rôle du dirigeant progressiste de la prison) face aux questions des journalistes, c'est en trop...


Bref c'était top, vivement Story of a Discharged Prisoner !


Josephine Siao à un de ces regards... t'as envie de la prendre dans tes bras et lui dire que tout ira bien :snif:

Message édité