Hope and Pain

Mon CL
  • Connectez-vous
Outils
  • Connectez-vous
Gestion
  • Connectez-vous
Commentaires
Waho 06/04/2020 19:10:08

Yamada est trop pur pour ce monde. Dans la première partie du film avec cette histoire de prostituée réfugiée dans un internat de garçons surexcités j'imaginais le pire à chaque scène mais c'est sans compter l'optimisme et la bienveillance du réal. :hap:


Deux sentiments qui irradient d'ailleurs tout le film malgré la dureté de la vie qu'ils mènent et l'amertume des premiers amours perdus. Ce mélange de beauté et de tristesse n'est pas sans rappeler un certain Samourai du crépuscule dont la conclusion fait clairement écho, quatorze ans plus tôt. 


Avec Hiroko Yakushimaru parfaite en jeune actrice, les habitués de Yamada qui se baladent dans le fond et une apparition WTF de Jun Togawa qui m'a un peu fait halluciner.

Message édité
ein 06/04/2020 20:44:16

Plus beaucoup de ratio sur Avistaz j'attendais donc l'avis d'un bon volontaire avant d'être sur de le prendre maintenant :noel:


Merci pour le petit avis ça va bien me plaire je le sens!

Waho 06/04/2020 21:04:45

Ah le ratio limite sur Avistaz je ne connais que trop bien :hap:

Ineusleau 06/04/2020 22:04:02

Ah ouais, ça doit être pur/20, quand je vois la galerie par rapport au pitch.

ein 06/04/2020 23:08:35

Oui la galerie ne m'emballait pas spécialement en plus donc son commentaire me rassure aussi.

EIN 03/05/2020 17:30:09

Le fait d'étudier autant l'art allemand c'est une spécifié de ce lycée ou c'est un changement qu'il y a eu depuis la seconde guerre mondiale ?


Sinon j'aime ces petites histoires qui s'articulent autour d'adolescents qui ont des sentiments bah d'ados quoi...et qui doivent apprendre à grandir dans une plus grande histoire, celle de changements majeurs dû à l'occupation américaine, ici la réforme du système scolaire japonais qui passera sous un système éducatif 6-3-3, en vigueur il me semble encore aujourd'hui.

Le portrait qu'il fait de ce lycée est vraiment passionnant, on se croirait vraiment dans un microcosme du japon avec il semblerait une importante influence des étudiants dans les choix décisionnaires de leur structure, rien que de ce point de vu là le film est hyper enrichissant.


Là aussi je me pose la question ça a toujours été comme ça ou là aussi c'est un changement opéré suites à la guerre?


C'est sans compter la magie de Yamada pour raconter de belles petites histoires douces et peineuses sur un jeune homme qui n'arrive pas à déclarer sa flamme à la fille qu'il aime, un autre qui tombe amoureux d'une prostituée secrètement protégée au sein du lycée et avec un festival de fin d'année (très symbolique vu le changement qui est en train de se faire) où ils doivent adapter une pièce de théâtre allemande et cette partie là est juste chef d'oeuvresque quoi... on a l'impression que le spectacle est capté sur le vif tant les émotions sont communicatives à tout le monde et même au spectateur (faut voir les étudiants rirent au jeu de Kiyoshi Atsumi et le public qui l'acclament alors que ça ne fait pas parti du script, c'est vraiment très drôle)


L'épilogue est merveilleux avec certains rêves de jeunesses qui n'ont pas pu se concrétiser et des jeunes devenus adultes dont le cours de la vie les ont amenés à empruntés d'autres voies, un regard mélancolique sur la jeunesse mais avec de l'espoir tout de même.

Et en effet je ne me souvenais plus de la fin du Samourai du crépuscule... c'est beau maintenant que tu le dis :snif:


Je me demandais ce que ça allait donner un Yamada adaptant un récit de jeunesse et c'est toujours aussi magnifique, d'autant plus quand il est capable de mettre en retrait ses acteurs fétiches qu'il dirige depuis de nombreuses années pour laisser s'exprimer les plus jeunes...

Et puis Hiroko Yakushimaru qui répare des sandales, qui sourit, qui marche au milieu de garçons :coeur: ...

Message édité