Elephant

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Commentaires
domudomu 16/06/2013 16:40:13
De longs plans séquences où l'on suit différents personnages jusqu'au lieu de leur crime dans des usines désaffectés, des parcs, des ruelles désertes... Pas de dialogues, pas de scénario. C'est froid, implacable, saisissant. Cependant, j'ai fini par décrocher de cet enchaînement de séquences sans scénario.
-SlaCker- 25/04/2014 02:07:35
Zering 12/10/2017 21:48:29
Putain! C’était quelque chose.
Crutch 12/10/2017 23:51:43
Zering qui se convertit à la sainte parole d'Alan Clarke :coeur: (j'ai tellement hâte que ce soit Noël pour que je puisse me faire offrir le coffret sans me ruiner)
Zering 13/10/2017 00:14:05
Il me semble que le coffret est limité mon cher Crutch, si j’étais toi je garderais quand même un œil sur les stocks sur amazon histoire de ne pas te faire avoir!
Siry 13/10/2017 12:37:51
ça fait du bien des petites romances tranquilles de temps en temps
Zering 13/10/2017 22:22:37
Ouais, surtout quand y a plein de mecs filmés en steadicam qui se font buter de manière frontale.
Stebbins 16/10/2019 01:28:53
Revu pratiquement dans la foulée de la Palme VanSantienne : Elephant, ultime réalisation du génial Alan Clarke, est un choc absolu et définitif. Aboutissement formel dans la carrière du cinéaste britannique ce moyen métrage aux allures de western suburbain nous plonge dans un labyrinthe cinématographique proprement hallucinatoire d'une rigueur technique pratiquement mathématique.

Froideur plastique, virtuosité de la caméra, cadence métronomique des déplacements des figures anonymes re-présentées par Clarke : 40 minutes de perfection filmique déclinées sous la forme de 18 séquences meurtrières totalement interchangeables. De mémoire l'utilisation colossale de la Steadycam n'a guère d'équivalent ( Shining peut-être, et encore...) dans l'Histoire du Septième Art. Film de pure mise en scène savamment désincarné Elephant montre une réalité poussée à bout, sans mots ni consentement.

Au gré d'une caméra très intelligemment placée et/ou déplacée selon les situations Alan Clarke appose un regard situé à mi-chemin entre la morosité mutique de l'ouverture du Angst de Gerald Kargl ( Elephant serait presque une variation conceptuelle du chef d'oeuvre de 1983, moins "horrorshow" et de laquelle on aurait mystérieusement subtilisé la voix-off...) et l'enfer bureaucratique des romans de Franz Kafka ( petits comptables étrangement exécutés dans leur cabinet, usines paradoxalement désaffectées, diverses échoppes à travers lesquelles d'inquiétants régulateurs viennent effectuer la sale besogne...).

Lapidaire dans ce qu'il cherche pragmatiquement à ficher sous nos yeux Elephant est un conte hyperréaliste désorientant l'espace tout en concentrant avec application la durée du métrage sous la forme desdits 18 séquences. Entre équilibre et déséquilibre le dernier film de l'auteur de Scum et de Christine est un authentique chef d'oeuvre de réalisation. A voir et à revoir absolument.
Park_Chan_Wook 16/10/2019 11:36:58
Ca a un rapport avec le film de GVS ?
Moorhuhn 16/10/2019 12:04:22
Park_Chan_Wook a écrit :Ca a un rapport avec le film de GVS ?

C'est la principale source d'inspiration. Surtout formelle mais aussi thématique en quelque sorte.