Happiness of Us Alone

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Commentaires
Waho 30/03/2015 07:31:21
Une petite merveille... jusqu'à la fin, inexplicablement cruelle. Oh là là c'est pas possible comment cinq petites minutes de trop peuvent me gâcher une si belle expérience.
HGBDC 12/07/2016 22:01:09
Il y a des scène extraordinaires dans ce film. Dommage que quelques petits défauts par-ci par-là gâchent le tout.
ein 05/02/2022 22:22:28

Cette fin n'existe pas, cette fin n'existe pas.... Le film se clos près de l'établissement scolaire juste après la venue de sa maman qui a une bonne nouvelle à lui apprendre, voilà :oui:

Zenzô Matsuyama aime son personnage jusqu'au bout et lui octroie le bonheur qu'elle mérite tant !


Un petit chef d'œuvre à mettre au crédit d'un réalisateur méconnu à contrario de sa popularité en tant que scénariste sur les grandes œuvres de Masaki Kobayashi ou Mikio Naruse (encore quelques Ozu et c'est lui mon prochain!).

Un grand mélodrame qui malgré la dureté du sujet ménage ses effets pour ne jamais céder à de l'émotion factice ou outrée. L'histoire se concentre sur la vie d'un jeune couple de sourd et muet interprété par Hideko Takamine (seulement sourde) et Keiju Kobayashi dans un japon de misère d'après guerre : L'introduction met en scène les derniers bombardements qu'encaissera le pays dans une ambiance sonore assourdissante et chaotique; la suite sera à hauteur du jeune couple et de leur recherche du bonheur au milieu d'une vague de difficultés.


Pourtant même si leur handicap est la cause de certains malheurs il n'en est pas pour autant une finalité ni le moteur de toute leur détresse et si discrimination il y a, celle-ci vient surtout de la (belle) famille de Akiko et la toile de fond à son importance puisqu'il faut considérer que de nombreuses familles sont dans le besoin, Akiko et son époux devront juste faire preuve de d'avantage de résilience que les autres.

Je n'ai pas eu l'impression que la société discriminait ou en tout cas pas aussi ouvertement que j'ai pu le lire : le mari perd son boulot comme tout le monde, se fait embaucher dans un boulot où son handicap n'est pas un frein, les commerçants flattent la débrouillardise de la jeune femme -sur un ton ironique certes- et quand la violence se manifeste elle est indirecte comme le fils qui se fait maltraiter par ses camarades de classe ou le caractère bien tremper du fils lui-même... etc

En tout cas au milieu de toute la merde qui leur tombe dessus j'y ai vu aussi de beaux gestes très humains et les moments de répits où ce bonheur si difficilement acquis leur est enfin offert bah ce sont juste de magnifiques moments que l'on chéris avec eux....

Je m'attendais à une histoire chargée de misérabilisme et mettant l'accent sur les pires horreurs alors que non elle est éclatante cette histoire malgré des évènements douloureux ou des paroles difficiles en entendre quand ce sont les principaux concernés qui dans un instant de faiblesse lâchent prise (Akiko qui craque et avoue à sa mère qu'elle n'aurait jamais du avoir son gosse c'est terrible comme mots mais la pauvre comment lui en vouloir ?).


Je ne compte pas le nombre de scènes qui s'affranchissent de leur quotidien pas facile pour être de très grands moments de grâce qui se dévoilent par le geste, les regards, l'éloignement, les barrières qui finissent par s'ouvrir même si plusieurs années dans le futur : La discussion énigmatique où seules les mains sont visibles, la scène du train est sans aucun doute un des échanges les plus émouvants de l'histoire du cinéma, le jeu des charades aussi drôle qu'elle est une récompense inestimable pour la maman, le final (le vrai hein !) ... etc


Les performances des acteurs sont mémorables surtout le duo de tête bien entendu ! quelle alchimie! quelle pureté, quelle humilité et quelle beauté dans ces conversations qui nous renvoies au cinéma muet où le geste et les expressions priment sur le reste : la langue des signes est un des plus beaux systèmes de communication au monde et c'est tellement cinématographique comme moyen de s'exprimer...

Le seul détail qui me faisait légèrement flipper à ce sujet c'était la voix de Hideko Takamine qui est capable de parler donc mais différemment d'une personne étant capable d'entendre (logique), je craignais qu'elle soit un peu tourner en ridicule ou très grossière et absolument pas, c'est une très très grande comédienne et je crois d'ailleurs que c'est mon premier contact avec cette actrice, je m'en souviendrai!


Voilà c'était immense mais vraiment, il y a de ces merveilles injustement tombées dans l'oublie, je suis tellement content de découvrir des oeuvres pareilles....


Quand j'y pense à cette malheureuse fin je peux pas m'empêcher de rire :hap: ....



📢Waho C'est le ou un des premiers films traitant réellement d'un handicap ? dans le cinéma japonais j'entends.

Sinon le gosse joue dans un Ozu aussi je crois ? Quelle plaie ce gamin j'ai l'impression qu'on lui a juste donné comme instruction d'être un gros casse couille, insupportable le mioche !

+ Je te félicite pour la galerie puisque tu as mis mes passages favoris dont la marche de part et d'autre le canal :coeur:

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