Hanging Garden

Mon CL
  • Connectez-vous
Outils
  • Connectez-vous
Gestion
  • Connectez-vous
Commentaires
Shanghai 28/08/2013 13:22:11
@Waho Ca cause de quoi ? :hap:
Waho 28/08/2013 13:35:36
D'une famille japonaise d'aujourd'hui, pas très fonctionnelle et qui a du mal à cohabiter. Le réal c'est Toshiaki Toyoda, qui a un style très particulier. Mouvements de caméra audacieux, musique lente et lourde, et personnage qui hurlent leur désespoir jusqu'à en être purifié ! C'est précis, mais c'est toujours un peu comme ça avec lui. Et ça se prête plutôt très bien à la chronique familiale un brin satyrique, ce qui me fait dire qu'il s'agit là d'un des films les plus importants de ces dix dernières années au Japon !
Shanghai 28/08/2013 13:45:24
Ha il y a des chances que ça me plaise alors, je rajoute à ma liste de films à voir !
EIN 07/09/2020 20:58:09

C'est bon je suis complètement réconcilié avec Toshiaki Toyoda ! Dire que tu me l'avais conseillé en 2013 sur la fiche de Monster Club et que je m'étais arrêté à la déception de ce dernier (c'était sans doute pas le moment de voir celui-ci aussi tu me diras).


Dans le genre drame familiale satirique ça se place aisément aux côtés des pontes du genre comme Sogo Ishii avec son Crazy Family ou Miike et son Visitor Q. 

On est encore dans ce genre de film d'apparence où une famille dysfonctionnelle se cache derrière une image complètement artificielle, montée de toute pièce ici pour en faire son jardin suspendu, une des 7 merveilles du mondes antiques, déconnecté du monde réel, flottant sans appui à l'image de cette caméra qui tangue de droite à gauche, se situe souvent en plongée au dessus de la famille et nous donne carrément la nausée avec le nombreux tours à 360°. Et comme les films cités précédemment il faut attendre l'intervention de deux personnages pour faire contre poids et basculer cette famille (surtout Eriko cette mère au sourire soutenu et ce dans n'importe quelle circonstance) dans une douloureuse réalité.


Ce n'est pas péjoratif ce que je vais dire, loin de là, mais alors le film je ne le trouve pas subtile pour un sou et c'est ça qui est bon! C'est un brin ostentoire peut-être, certaines idées filent carrément des vertiges et peuvent  repousser n'importe qui mais c'est ça que j'attends dans ce genre de drame! de la folie ! et on en a à chaque instant. Faut voir certaines idées formelles audacieuses et carrément osées comme cet effet d'imagerie lenticulaire à un moment donné pour symboliser la pensée interne d'un personnage, on est carrément à l'opposé d'un Tokyo Sonata par exemple et c'est ça qui est génial, cette prise de risque, cette non peur de laisser le spectateur sur le carreau, de le pousser à bout (parce que le passage où Eriko parle de son passé putain faut le supporter ! ).


Esthétiquement le film est une petite merveille aussi, il y a cette grande masse artificielle avec cette route bétonnée qui passe au milieu d'une végétation tout aussi façonnée par les mains de l'homme qui donne une allure fantaisiste à l'environnement dans lequel s'est installé cette famille. On se rapproche complètement des créations 3D du fils notamment lors de ce plan : environnement artificielle et rigide .

Et puis moi ces moments où Toshiaki Toyoda fait joujou avec le mixage sonore pour créer ces moments austères où tu sens que ça peut éclater à tout moment, je suis définitivement fan, je me languis d'ailleurs de redécouvrir le reste de sa filmo.

Pourtant le film sait être aussi très drôle dans le pathétisme de ces situations : Quand le père revient en voiture avec sa maîtresse c'est honteusement drôle et ce contre point sur/dessous la table est hilarant tellement l'envers du décors est abrupt tout d'un coup.


Kyoko Koizumi s'impose face au reste du casting avec son sourire marqué qui cache de profonds secrets et de douloureux (faux) souvenirs, cette scène où sa fille la rencontre dans le Kombini mais ce changement d'expression, ça me rend fou!


Je me suis pris une belle petite claque.

Message édité