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Commentaires
Morfun 05/05/2012 01:30:22
Film dans la lignée de Baraka et des Qatsi (je suppose pour ces derniers, car je ne les ai pas vus) pour ceux qui connaissent :ok:
Morfun 18/08/2012 17:50:21
Je confirme, c'est dans le même genre que les Qatsi (en ce qui concerne Koyaanisqatsi du moins, j'ai pas vu les deux autres encore). Pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai plus apprécié celui-ci que Baraka et l'autre cité ci-dessus, je l'explique par le fait qu'il soit plus court. Là où les deux autres sont un peu trop longs à mon goût, comportent quelques longueurs, celui-ci est d'une durée quasi parfaite. Je crois aussi que je préfère la vision de Ron Fricke (directeur de la photographie sur Koyaanisqatsi) à celle de Godfrey Reggio. Après, c'est le premier film que j'ai vu dans le genre; peut-être qu'il me semblerait surnoté aujourd'hui si je le revoyait. Ça reste tout de même un film que je recommande :ok:
mos3n 27/03/2014 16:38:01
Je trouve surtout que Chronos est le Ron Fricke qui possède le crescendo le plus fort (ce qui est intimement lié à sa durée plus courte, comme tu le soulignait très justement).
Par contre, selon moi, le meilleur film de ce "genre" spécifique, reste sans conteste le Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio.
Car plus qu'un simple exercice de style, il capte sur le vif le pouls d'une époque, d'une civilisation. Et puis le film atteint de réels sommets de génie lors notamment de cette séquence de la chute de la capsule spatiale (avec tout ce que cela peut impliquer comme symbolique au regard de ce que j'ai dit plus haut), sans oublier la bande-son du maître du déphasage Philip Glass, grandiose...j'ai rarement été aussi bouleversé devant une image.
kaelin 20/04/2015 20:02:00
Totalement d'accord avec mos3n. Concernant les autres Fricke, je ne les ai pas encore vus et j'espère qu'ils sont, au moins visuellement, de la même trempe. Je me pose tout de même une question: si ce film est censé avoir une portée, sinon métaphysique, du moins universelle, comment se fait-il que l'Asie en soit absente?
Lt-Schaffer 20/04/2015 20:09:31
Bonne question. Peut-être par limitations techniques ou logistiques, sachant que Ron Fricke a presque tout fait tout seul et que c'est une commande, si je ne m'abuse, du Parc de la Villette pour la Géode (du moins ils sont producteurs je crois).

Du coup peut-être pour recentrer à ce qui touche à l'Occident, à son histoire et à ses mythes, l'Asie a été évacuée (et l'Egypte incluse dans la mesure où sa mythologie et son histoire est proche de celle Occidentale). Je vois ça comme ça en tout cas

Sinon, les autres films de Ron Fricke, oui, rien que visuellement ils sont tout autant incroyables, surtout Samsara évidemment qui est le fleuron technique le plus abouti. Et globalement, je les aime tout autant ou presque (même si je pense en effet que Chronos est son meilleur, du moins son efficacité m'a marqué).
Lt-Schaffer 20/04/2015 20:11:08
Ou peut-être que c'était compliqué d'aller filmer ce genre de truc dans la Chine communiste de l'époque, je l'ignore :hap:
kaelin 20/04/2015 20:20:54
Merci Lt-Schaffer :). Oui, c'est une commande de la Géode (d'où l'aspect un peu fish eye), ce qui explique aussi l'importance de notre belle capitale. Je mate les autres très prochainement et j'espère les apprécier autant que toi.
Jauja 02/11/2016 18:05:33
Bon ok ça ne dure que 40 minutes, mais c'est assez fou comment ça passe vite ! Je crois que je commence à être fan de ce genre de doc, vraiment impressionnant.
Stebbins 16/08/2020 18:56:04

Formes massives, telluriques, comme en dehors du Temps : merveilles du Monde archaïques irradiées d'un lumière solaire, aux abords de l'Humanité... Chronos de Ron Fricke, en un peu plus de quarante minutes, développe une inédite méditation sur le mouvement et l'inertie, sur l'élémentaire et ses quatre piliers, sur l'état de Nature et les civilisations passées et présentes. Chef opérateur de génie du chef d'oeuvre Koyaanisqatsi sorti trois ans plus tôt Ron Fricke nous livre là un objet plastiquement irréprochable, conjugué à la composition pleinement atmosphérique de Michael Stearns...

Au gré d'un enchaînement de plans tenant davantage de la métronomie que de l'arythmie ledit réalisateur s'empare du matériau le plus précieux qui soit ( la Terre et ses innombrables formes, forces et terrains de contraste ) pour mieux expérimenter toutes les possibilités du mouvement et ses structures intrinsèques : figure du time-lapse tout droit héritée de Koyaanisqatsi, slow motion comme parfait contrepoint, stries ou encore immuabilité des formes terrestres et civilisationnelles. Chronos renvoie immanquablement aux notions de passage du Temps et de Mémoire tout en évoquant son homonyme grec : le dieu créateur et impitoyable Cronos, entité mystique et mystérieuse située par-delà le somptueux concert proposé par Fricke et Stearns. Magnifique !