L'Été dernier

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Commentaires
24/07/2023 18:44:09

Il faut s'en souvenir ?

25/07/2023 07:13:00

Siry a écrit :

Il faut s'en souvenir ?

:rire:

25/07/2023 16:20:48

Ah putain... :rire:

27/09/2023 23:41:23

Pendant tout le film j'étais persuadé que Paul Kircher était de famille avec Celeste Brunnquell parce qu'ils ont une ressemblance physique troublante et un jeu assez similaire :( .

Message édité
28/09/2023 23:48:47

Encore un film qui me plaît davantage dans sa théorie que dans ce qu'il déploie pratiquement. Pourtant, cette fois je le confesse volontiers, mea culpa, mea maxima culpa. La faute est mienne parce qu'il est manifeste que la caméra de Breillat est toute tendue vers son désir de rendre compte d'un drame bourgeois qui se passe dans un monde où on se rappelle encore du cinéma de Chabrol. Du coup, plutôt que de rejouer au jeu de massacre (qu'on a vu cette année jusqu'à la caricature avec L'origine du mal), on reste constamment dans une forme de flou artistique. Pendant cette scène de sexe entre Olivier Rabourdin et Lea Drucker, que voit-on ? Un coït un peu fatigué mais plutôt tendre entre deux amants mûrs, où le sexe est plus cérébral que sensuel, ou un gag sur le dépassement du mâle blanc quinqua à l'ère post Metoo ? Et ce gros plan (il y en beaucoup) sur les bouches emmêlées des deux amants incestueux desquelles dégoulinent bave et larmes : volonté naturaliste de coller à la réalité érotico-crade des fluides corporels sécrétés par le corps humain ou test un peu provocateur de la sensibilité du spectateur ? A mon sens, toujours un peu des deux, tout le temps. Le film est aussi insaisissable que sa protagoniste principale, beauté froide, comme une coquille vide, à l'intériorité douteuse, pourtant si humaine. 


Et malgré tout je crois que le dispositif a fini par m'ennuyer quand même. Breillat se place systématiquement à rebours de tout ce qui pourrait la rapprocher d'un filmage un peu académique, et ça vire parfois à l'obsession. Sauf que ce sont aussi de ces parti-pris que naissent des scènes vraiment admirables, qui m'ont poussé à reconsidérer à plusieurs reprises la nature du film. On passe alternativement  du drame bourgeois, au film de fantômes puis au film-cerveau. Et c'est peut-être en retenant de "Lété dernier" son caractère éminemment cérébral, à rebours de la sensualité de son programme, que j'arrive à accepter son esthétisme. De la sorte la boucle est bouclée, retour au point de départ, grand film malgré tout.

Message édité