Mank IMDb

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Commentaires
Finchou 28/12/2019 01:05:46
https://www.indiewire.com/2019/12/david-fincher-mank-filming-score-halfway-done-1202199358/

Le film en est à sa moitié de tournage. Atticus Ross et Trent Reznor reviennent pour la BO.
Finchou 08/10/2020 19:01:04

Sortie le 4 décembre sur Netflix.

Le trailer : https://www.youtube.com/watch?v=P9ESfLlPooo

Waho 08/10/2020 19:46:19

J'avais un peu peur du biopic lambda mais visiblement on est entre de très bonnes mains là.

Finchou 08/10/2020 20:17:22

Oui, ça m'étonnerait de Fincher, surtout après The Social Network. Il est pas du genre à faire du lambda (dixit le fanboy) !

Mordechaye 09/10/2020 09:11:43

J'ai peur du truc très maniéré surtout, et la photo n'est pas pour me rassurer.

Yayap 05/12/2020 00:58:30

Bon c'est une déception me concernant.


Le film est loin d'être inintéressant. Pour peu qu'on s'intéresse un peu au contexte, la plongée dans la période est passionnante, d'autant plus qu'on est loin d'être dans un portrait idéalisé et nostalgique du Hollywood de l'âge d'or mais au contraire dans quelque chose d'assez cynique, voire même politique à certains moments. On peut sans problème faire des parallèles avec d'autres Fincher en ce qui concerne la réflexion sur le pouvoir de l'image et des médias. Mank en soi est un personnage intéressant parce qu'assez nuancé, on devine un peu le Zuckerberg de TSN derrière ce génie arrogant qui aliène systématiquement son entourage. Et le film ne commet jamais la faute d'être manichéen et de présenter une lutte juste face aux vilains capitalistes, tout reste assez nuancé. 


Mon problème c'est qu'à force de vouloir faire un film de scénariste (le spectre du travail de son père est sans doute trop présent), Fincher en oublie un peu d'incarner son sujet, de lui donner ce qui rendait un TSN déchirant derrière son statut de biopic millimétré. Le film manque d'une vraie fibre émotionnelle et d'un sous-texte, tout est trop explicite, trop illustratif. Il n'y a pas cette osmose formidable qu'on trouve d'habitude chez lui entre le script, l'image, la musique, le montage... Ce sentiment d'harmonie parfaite et minutieuse où chaque élément trouve sa place. 


Attention, le film est très beau, c'est toujours cadré au poil de cul, avec des mouvements d'appareil parfois audacieux et un noir et blanc élégant. Mais là encore, on sent Fincher trop prisonnier de son jeu d'hommage/pastiche et pas assez concentré sur l'essentiel. Il y a malgré tout quelques formidables scènes, notamment un dialogue typiquement fincherien où le jeu de pouvoir entre Mank et Hearst prend tout son sens. Quant à la musique de Reznor et Ross, il faut vraiment que je la réécoute à part attentivement. On est beaucoup dans du pastiche aussi mais j'ai cru reconnaître leurs sonorités si particulières à plus d'un moment. 


Voilà, j'ai passé un bon moment malgré tout mais c'est dommage que le film ne fasse qu'égratiner son potentiel. Je ne m'en fais pas trop pour l'avenir de la carrière de Fincher vu à quel point ce projet était singulier pour lui, mais j'espère qu'on ne devra pas encore attendre 6 ans par contre :-( 

Ineusleau 05/12/2020 11:23:20

A y repenser, c'est vraiment un très beau sujet pour parler de l'Hollywood et l'Amérique de cette époque, en évoquant l'histoire d'Herman Mankewicz qui a connu des embranchements en croisant celle de Marion Davis, Hearst et Mayer, avec un parallèle avec l'écriture du script de Citizen Kane où il ressasse tout ça, les conséquences venant avec. Ca renvoie à énormément de thèmes, de fait et d'actualités.


Là où ça se déséquilibre et ça enlève du panache à l'histoire, c'est ce qui est raconté sur des personnages en hors-champ et de ce qui en est montré. Mayer est le personnage qui s'en tire le mieux de par son statut, car c'est son studio, dans son industrie, dans ses scandales, sa concurrence, tous les enjeux de son personnage sont en orbite dans l'environnement de l'histoire. Et même les séquences Mank-Thalberg nous ramène constamment à lui.

Par contre, Marion Davis et Hearst, c'est beaucoup trop difficile d'être impliqué avec eux. Marion Davis n'a aucune concurrence avec d'autres actrices ou acteurs à part une ou deux lignes de référence là-dessus. L'idée est de la présenter comme une personne dont les seules attaches sont Mayer Hearst et Mank, mais ça fonctionne vraiment bizarrement, elle se  pose mal dans l'histoire, elle a les pieds un peu en dehors. Quoiqu'il en soit les raisons, l'attirance du perso n'est pas naturel, et ça pénalise notre relation avec Mank qui lui est clairement concerné par le personnage.  Et c'est encore plus dommage parce qu'après, cette histoire avec le script qui fait allusion à Marion, c'est limite si on s'en foutait.

Hearst, c'est à peu près le même problème, sa présence dans le film manque de consistance, d'attrait, outre le début et la fin. Il y a un problème dans la manière comment les persos parlent de lui. Les mots et les images ne nous convainquent pas de sa grande importance, il y a cette fin qui arrive un peu par magie pour développer vraiment toute son influence.


Un autre truc un petit peu agaçant tout de même, c'est que par trop de fois les actions, comportements et regards sur les personnages sont justifiés et expliqués au spectateur. Je pense surtout à Joseph Mankiewicz, voir Mank le traiter comme une pie vaniteuse puis le voir changer d'avis (avec l'appui de sa secrétaires), ça pouvait par autre chose que des dialogues aussi dirigés. Idem pour Frieda qui raconte les bonnes actions de Mank à Rita afin de résoudre le conflit. Poor Sarah avec son mari aussi à la fin. Ca enlève de l'humain aux personnages de les expliquer autant par le dialogue.


Message édité
Waho 05/12/2020 16:21:28

Je m'attendais pas à quelque chose comme ça. En fait sur la forme on s'amuse avec cette photo, ces pastiches du film d'époque tandis que dans le fond on ne fait rien pour aider le spectateur ou le mettre à l'aise. C'est un peu l'anti-The Artist .


Le film est tellement dense, compliqué en un sens parce qu'il ne laisse que très peu la place à l'émotion en dehors du personnage de Mank. Pourtant l'émotion est bien là, elle arrive par fulgurance surtout avec Amanda Seyfried. Mais tout le reste est une mise en abîme d'une mise en abîme, tellement tordu dans son approche, mais très fascinant également. La manière dont le film fait écho à Citizen Kane, mais aussi la manière dont Mank conte le film à Hearst dans la scène du dîner, c'est un tel bordel thématique mais quelque part génial. J'imagine qu'il faille s'intéresser un minimum au sujet pour adhérer, parce que je doute qu'on puisse apprécier ça de manière purement formelle, et là dessus le film peut paraître impénétrable voire prétentieux. Donc je pense qu'il divisera. Mais c'est en tout cas beaucoup plus fascinant qu'un simple biopic, et y a tellement à voir dans le film.

veloutou 06/12/2020 11:48:40

En effet, le film m'a semblu très riche mais je n'ai pas eu les outils nécessaires pour en jouir tout du long. C'est difficile d'accès, beaucoup de namedropping, de références et de blabla politique qui demandent pas mal de concentration par moments pour ne pas être largué, pour comprendre le sous texte. Quelqu'un qui n'y connait rien du tout en cinéma va sûrement s'ennuyer. Faudra que je le revois un jour et plus en forme.

Alvy-Singer 06/12/2020 23:13:06

Je n'ai toujours pas eu le temps de le voir.

Je vois que le film déçoit mais n'est-ce pas parce qu'il mériterait un deuxième visionnage?

Je dis ça car des films comme Zodiac et The social network m'avaient plu sans plus au premier visionnage, ce n'est qu'en les revoyant que j'ai constaté le chef-d’œuvre.