Last Night in Soho

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Commentaires
Dirty_Flichty 26/05/2021 01:46:22

Pour celleux* qui l'ont pas encore vu : trailer


*mes hommages à tada

banana 26/05/2021 02:18:25

Oh boy! 🤤🤤🤤

Serviam 26/05/2021 02:38:12

Je déteste ce que j'ai pu voir de ce cinéaste pour le moment mais le trailer est bien foutu (même si il en montre trop comme la plupart des trailers). À voir ! 

Message édité
Jauja 26/05/2021 03:27:04

Au début je me suis dit qu'il y avait un petit côté The Neon Demon.

rlmtruffo 26/05/2021 07:04:19

Trop hâte :bave:

Mordechaye 05/11/2021 01:21:27

Jauja a écrit :

Au début je me suis dit qu'il y avait un petit côté The Neon Demon.


Disons que ça pioche dans les mêmes influences.

resolution 05/11/2021 04:28:47
Avis



Mouais, j'avais vraiment pas aimé Baby Driver, ça c'est un poil mieux, mais je pense qu'Edgar Wright et son cinéma commencent à me gaver.
J'ai vu le film en VF, il ne passait que ça, et la voix de l'héroïne est insupportable avec sa petite voix aiguë qui fait tellement doublage, ça sonne atrocement faux.

Disons que ça n'aide pas à rentrer dans le film... Mais au début, c'est pas si mal, il y a un petit côté intriguant, la fille voit sa mère décédée, elle va à Londres pour faire ses études, ça ne se passe pas forcément très bien, et on ne sait quelle magie elle semble se projeter dans les années 60... C'est ludique, on a envie d'en savoir plus et puis le film part finalement dans tous les sens, avec un délire horrifique dont on ne connait pas vraiment les règles, ce qui est possible ou non...

En fait ça devient juste chiant, c'est toujours la même chose, elle a des hallucinations, elle crie, tout le monde la prend pour une folle sauf un mec qui est amoureux d'elle direct sans qu'on sache trop pourquoi... Je veux dire, c'est quoi cette construction de personnage ? La fille peut faire n'importe quoi, même manquer de tuer une camarade classe dans un accès de folie et le gars lui pardonne tout, il est toujours à ses côtés à l'aider, alors qu'elle n'a même pas été réellement sympa avec lui. Terrible...

L'enquête (enfin la bribe d'enquête) n'est pas passionnante en soi parce que nous on n'a pas la preuve que ce qu'elle voit dans ses visions est réel, s'est réellement produit. Le coup de théâtre final n'est franchement pas ce qui va sauver le film (et le spectateur de son ennui). Disons le clairement, les personnages ne sont pas assez intéressants et biens écrits, les situations ne se renouvellent pas assez pour qu'on n'ait pas l'impression que ça tourne quand même énormément en rond tout ça et que c'est avant tout un exercice visuel assez vain.

Alors oui c'est joli de mettre du rouge et du bleu partout, on le sait, mais ça ne suffit pas à faire un film que de mettre des néons.

Mais bon, il y a Terence Stamp. Moi, j'aime Terence Stamp. (d'ailleurs j'avais grillé direct qui le jouait plus jeune)
Mais est-ce-que Stamp peut sauver un film à lui tout seul ? Pas réellement, surtout qu'il apparait bien trop peu.

En somme c'est sans intérêt, pas spécialement mauvais, mais sans intérêt, on voit le film ou on ne le voit pas, ça ne change strictement rien.
Yayap 10/11/2021 14:14:59
Avis

Je dois dire que j’étais complètement conquis durant la première partie du film. Parce que mine de rien, même en laissant à l’arrière-plan ses nombreux gimmicks, Wright crée quelque chose d’immédiatement accrocheur avec son héroïne que je trouve assez parfaitement caractérisée et attachante comme tout. Ça aide que Thomasin McKenzie ait un charme fou et soit surtout pleinement investie dans son rôle et toutes ses nuances. Alors oui il n’y a rien d’original dans cette histoire mais ce n’est pas le but non plus. Wright a toujours été un recycleur assumé et même s’il ne colore pas son pastiche de comédie ici (malgré quelques traits d’humour assez savoureux :hap: ), l’approche reste la même.

Du coup oui j’étais pleinement investi dans cette histoire de gamine introvertie qui quitte sa campagne-cocon pour se faire happer par l’horreur de la grande ville, j’étais vendu au truc quand Wright dévoile enfin son concept qui lui permet de vraiment se lâcher en terme de mise en scène. Entre ses traditionnels effets de montage, sa créativité dans les transitions - notamment les surimpressions très “d’époque”, ses longs travellings et ses nombreuses astuces de mise en scène (la géniale scène de danse), je vois quand même une démarche très ludique de metteur en scène qui s’amuse avec de pures formes de cinéma, tout autant qu’avec les codes des films qu’il emprunte. En plus l’utilisation de la BO est toujours aussi soignée, toujours aussi bien raccordée avec les images, rien à redire.

La deuxième heure patauge un peu plus. Disons que quand ça bascule plus explicitement dans l’horrifique, on sent que Wright a un peu plus de mal à gérer la montée en puissance de son truc et que ça tourne un peu en rond passé un certain point, avec des ressorts un peu trop systématiques jusqu’au dénouement final. Je restais investi grâce à mon attachement à l’héroïne et à la mise en scène, mais clairement je pense qu’il gère malgré tout moins bien l’angoisse pure que la légèreté et la reconstitution fastueuse.

Après je ne sais pas à quel point Wright tente de construire un propos. Il s’identifie très certainement clairement à cette héroïne amatrice de vieux vinyles et en décalage complet avec le monde qui l’entoure (comme tous ses films sont peuplés de geeks un peu reclus sur eux-mêmes) et il y a certainement une ambivalence dans ce rapport fascination/répulsion envers le refuge dans la nostalgie. Maintenant je ne pense pas non plus que ce soit le principal objet de son film et je vois surtout ça à l’image de sa filmo, comme un projet récréatif maîtrisé et généreux, et surtout porté par ses personnages.