Une Pluie sans fin

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Commentaires
Mordechaye 11/08/2018 01:15:14
Un sous Memories of murder chiant comme...la pluie :bravo:

:o))
Jack 13/08/2018 16:32:56
Un peu ça malheureusement. La première partie est du sous-Memories of murder, jusqu'au climax de la poursuite, qui est plutôt sympathique. Mais dès que le film essaie de sortir de cette référence qui le détruit, en se consacrant sur la relation du personnage principal avec "sa" copine, c'est encore moins bien. Jusqu'à une fin très très moyenne tant elle se veut absurde et grotesque. Ça a été une grosse déception.
Zoomat 15/08/2018 17:57:23
Oui, la première partie est sympa avec son ambiance lourde dans cet univers industriel bien menaçant, mais alors la fin pfff je crois que toutes les personnes autour de moi dans la salle se sont endormies...
Tchitchoball 15/08/2018 19:06:15
Etrange tout de même tous ces mauvais retours pour un grand prix de Beaune. :-(
CaptainGregg 05/01/2020 08:17:45
Tchitchoball a écrit :Etrange tout de même tous ces mauvais retours pour un grand prix de Beaune. :-(

D'accord avec vous. Je ne comprends pas ces mauvais avis pour un trés bon film à l'ambiance oppressante et qui est captivant au fur et à mesure de son déroulement. Arrêtons de comparer toujours avec Memories of murder qui n'est non plus parfait..
Mordechaye 05/01/2020 09:54:48
Memories of murder c'était déjà chiant de toute façon :o)) .
CaptainGregg 05/01/2020 10:15:04
Mordechaye a écrit :Memories of murder c'était déjà chiant de toute façon :o)) .


Yes !
VouMi 13/05/2020 23:20:07

A 1h49 le réa' s'est pris pour Tsai Ming-Liang, j'ai presque cru un instant que c'était Lee Kang-Sheng qui allait lâché 3 larmes après 15mn de plan fixe

Kafka 23/05/2020 21:19:41

très lourd, grosse claque nouvelle génération chinoise

BobbyWatson 16/11/2022 09:48:00
Avis

Avec ses paysages gris, sa campagne saucée et ses usines noires, le film offre déjà une sacré ambiance. Une Pluie sans fin n'est pas tant l'histoire d'une enquête que celle de son personnage Yu, chef de la sécurité (un peu trop) zèlé que la police locale tolère sans vraiment le considérer comme un atout. Il fait un peu pitié, ce Yu, mais il est attachant, son zèle est attachant.
Son petit monde (on est quasi dans un huis-clos) va s'effondrer peu à peu autour de lui. D'abord son "second" qui mourra après lui avoir avoué qu'il était de mèche avec des voleurs de l'usine; puis son travail qu'il perdra malgré qu'il fut cité employé de l'année. Plus tard, c'est une femme (qu'il aime ?) qui se suicidera devant lui et enfin, sortant de prison pour le meurtre du présumé coupable, il viendra à la réalisation que le "véritable" coupable était mort depuis le premier tier du film, victime d'un double accident de la route.

C'est là que le film me touche. Son personnage animé de bonnes intentions n'ira pourtant que d'échec en échec, de déception en déception. C'est un film noir où le flic serait plus raté que torturé. Le paysage morne ne fait qu'ajouter à cette ambiance maussade tout du long. Et finalement, alors qu'il retourne à l'usine, un ancien employé - qui ne se souvient plus de Yu - dira qu'il n'y avait plus de remise de prix des employés à l'époque. Donc même les rares moments de liesse de Yu sont remises en question. Et si l'employé ne se souvient pas de lui, c'est peut-être qu'il n'était pas aussi populaire qu'il l'avait cru, à l'usine. De nouvelles hypothèses s'ouvrent alors : à quel point ce que nous avons vu était bien réel et non pas fabulé ?

Mais peu importe, car l'usine va être détruite, seule balise restante de son passé déjà en pièce.

Une Pluie sans fin est mélancolique sans l'être, pessimiste sans le dire. Une vrai œuvre de cinéma qui raconte sans expliciter, qui dépeint, sous couvert d'une enquête un peu bidon, un homme pathétique jusqu'au bout. Pourtant Yu se battra, enquêtera, toujours debout malgré ses échecs.
Mieux qu'un anti-héros, Yu est un protagoniste a qui rien ne réussit, comme tellement d'entre nous.

Et ces paysages, cette pluie.