Le Narcisse Noir

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Commentaires
29/12/2010 01:34:03
Ouais la photo est impressionnant ! :ouch:
04/01/2011 16:30:37
Je suis assez déçu, j'ai largement préféré Les chaussons rouges.
13/06/2012 18:02:48
Quelques paysages sublimes (Powell et Pressburger sont vraiment les rois du techinocolor) mais ça ne va pas vraiment quelque part. Seulement à la fin apparaît une intrigue avec une fin tellement cliché. Les acteurs ne sont pas vraiment formidables.
Finalement j'ai trouvé que le film ne dit rien et ne montre pas grand chose.
26/02/2013 23:40:57
Absolument magnifique! :bave:
Je plussoie 974! :oui:
04/03/2013 03:38:10
C'est très très beau en effet ( nous sommes tous d'accord :hap: )
En revanche le film pâtit d'un énorme manque de rythme, du coup ça reste assez figé et donc ennuyant.
Et puis l'histoire ne m'a jamais réellement intéressé durant le visionnage : il faut attendre une bonne demi-heure pour que les premiers enjeux s'installent. C'est longuet en plus d'être too much niveau esthétique ( trop beau pour être vrai, quoi ! ).
Nouvelle déception du cinéma de Powell-Pressburger, même si très nettement au-dessus des Chaussons Rouges sur mon échelle subjective.
28/01/2014 01:03:43
J'aime Hollywood classique, j'aime Powell et Pressburger et j'aime par dessus tout cette capacité qu'on certains auteurs à pousser l'outil cinématographique au maximum et à s'affranchir de la subtilité en poussant le symbolisme à son maximum. Par la virtuosité du duo, le too much passe crème et s'assume pleinement, décrivant un film littéralement dément et complètement programmatique. L'ambition n'est pas de surprendre, mais d'envoûter avec la puissance de l'outil cinématographique permettant un formel, par ailleurs, splendide comme jamais. Comme toujours, la narration, chez Powell et Pressburger, s'effectue beaucoup par l'image.
15/10/2016 11:52:09
L'ambiance est géniale, surtout vers la fin du film quand celui-ci monte en régime. Elle bien servie par la belle photographie.
Mais tout de même, je me suis ennuyé ferme. Je n"ai pas accroché à l'histoire de cette nonne qui combat contre elle-même et les éléments extérieurs avec comme seule force sa résolution.
Le thème est alléchant mais son traitement manque de souffle et tourne à vide.
En plus j'ai trouvé le personnage masculin insupportable, frisant le ridicule.
14/11/2018 10:03:41
Narcisse Noir est sans doute le Powell/Pressburger qui m’a le plus marqué après Les Chaussons Rouges. Pourtant, le film ne paraît pas forcément incroyable, sans l’ancrage historique d’un Colonel Blimp ni l’audacieuse fantaisie d’Une question de vie ou de mort. Non, le point de départ est très simple : des Nonnes qui sont chargées de faire vivre un temple indien et qui vont progressivement être confrontées à toutes sortes d’impossibilités. La différence culturelle, les superstitions mais aussi le désir de la chair. Tout cela s’accumule progressivement dans une grande retenue, cohérente avec le sujet, et une narration volontairement en retrait, pour vraiment créer l’ambiance de ce lieu de vie à la fois exotique et oppressant. Il y a également tout un jeu sur l’érotisme latent et les multiples sous-entendus sexuels, bref une vraie atmosphère doucement sulfureuse d’envie de braver l’interdit.

Tout ça sert mieux l’explosion finale où le film gagne une vraie intensité dramatique tout en explosant formellement. Tout le film est vraiment superbe visuellement bien évidemment, les couleurs sont magnifiques, les éclairages splendides et le choix d’une esthétique purement artificielle (jusqu’au décors de montagne peints) donne au film une aura de fantaisie irréelle. Les transitions sont souvent hyper inventives (je pense aux amorces des flashbacks) et il y a un vrai sens de la narration visuelle. Et vraiment, cette dernière partie ultra-baroque, c’est énorme !

Le film peut compter sur d’excellentes performances, en premier lieu Deborah Kerr qui confirme tout le bien que je pouvais penser d’elle après Colonel Blimp. Forcément, ça passe beaucoup encore une fois par les non-dits, le jeu sur les regards et cette constante retenue dont on attend qu’elle éclate à chaque instant ! Le contraste entre ses différentes facettes est saisissant. Et que dire de Kathleen Byron, bordel que son jeu est intense sur la fin, ça m’a donné des frissons. Il y a d’ailleurs une scène troublante qui joue sur la ressemblance entre les deux actrices, c’est génial. David Farrar est sans doute la figure masculine la plus présente. On peut se moquer de son short et de son chapeau à plumes (Powell et Pressburger le tournent d’ailleurs délicieusement en dérision à plusieurs reprises), reste qu’il incarne à merveille cette figure à la fois de cynisme et d’érotisme masculin exacerbé.