The Discarnates IMDb

Ijin-tachi to no natsu
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Commentaires
EIN 05/05/2020 18:37:45

Obayashi cinéaste nostalgique et mélancolique qui chérit ces précieux moments où tout paraissait tellement simple et sans contrainte, un temps idyllique que va revivre Harada (à priori en plein festival O'Bon si j'ai bien lu les sous titres) sur le chemin d'Asakusa et qui va tomber nez à nez durant une pièce de théâtre devant l'image de son père décédé 30 ans plus tôt.

Harada scénariste à succès mais noircie intérieurement par des échecs affectifs à l'image d'un Tokyo Argenté et sinistrement bleuté, consommant d'étranges relations sexuelles avec une mystérieuse femme en pleine nuit qui refuse de montrer sa poitrine, dans un bâtiment vidé de ses habitants. 


Ce film est merveilleux dans ces moments en plein Asakusa où l'on retombe dans un Tokyo d'après-guerre avec ses petites ruelles, ses commerçants traditionnelles et cette petite demeure rustique et chaleureuse où les rayons de soleil dorée illuminent le visage de cette petite famille qui se retrouve pour rattraper le temps perdu sous le sifflement des cigales. 

Bien entendu se noyer dans de telles souvenirs n'est pas sans conséquence et comme d'habitude les personnages chez Obayashi doivent apprendre à vivre malgré le poids des regrets.


C'est un des plus beaux Obayashi, esthétiquement le film est sublime, c'est juste dingue de ramener un Tokyo aussi chaud et affectueux en plein milieu d'un environnement aussi froid.

Message édité
Waho 15/06/2020 07:32:39

Je dois bien dire que j'ai été surpris par quelques tournants scénaristiques sur la fin. :hap:


J'ai surtout aimé le contraste un peu facile mais efficace entre l'appartement froid et gris et les scènes très chaleureuses en famille où on se lie avec de la glace faite maison, des jeux de carte, du baseball... Voir ce quarantenaire perdu, divorcé, incapable d'inviter sa voisine dans sa vie, ou de communiquer avec son ami, se retrancher dans sa nostalgie et vivre cette enfance qu'il n'a jamais eu, c'est assez saisissant. Sur la fin j'ai trouvé que ça en faisait un peu trop, mais finalement cette conclusion est très belle.

Ineusleau 25/07/2020 13:07:31

Exactement le même avis que Waho. 


J'ajouterai du coup que le couple te submerge de nostalgie, Obayashi les fait vivre à l'écran, n'importe qui peut avoir un effet de madeleine de Proust en les voyant. Même si comme déjà dit, la toute fin est un peu trop insistante.


Tout de même, peut-être parce que c'est le premier Obayashi que je vois avec un héros adulte, mais d'habitude, je suis plus transporté que ça par le personnage principal. 

ein 25/07/2020 19:12:55

Oh bordel j'ignorai complètement ce que voulait dire "madeleine de Proust" , je me suis senti bête en lisant ton commentaire :hap:

Je suis aussi d'accord avec vous deux, les moments passés avec le couple sont très communicatifs oui.