Let Each One Go Where He May

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Commentaires
tadanobu 10/07/2011 16:23:41
Superbe plongée au coeur du Surinam en compagnie de deux hommes qui suivent les tracent de leurs ancêtres et nous montrent le pays probablement mieux que n'importe quel documentaire en aurait été capable. Dommage que le film s'étire en longueur avec son absence totale de dialogue et de narration, et à peine une once de scénario. La manière est en tout cas presque parfaite.

Très bon, mais trois fois trop long.
mos3n 09/03/2015 12:19:10
tadanobu C'est symptomatique chez toi, tu trouves tous les films trop long..? Déjà sur Lacrau. Tu n'apprécies pas les films qui étirent le temps ?
C'est justement ce que j'adore, car c'est comme ça le réel, ce n'est pas monté, il n'y a pas de rythme, c'est long, ça prend du temps, et ce n'est que comme ça que l'on peut vraiment prendre le pouls du monde, en l'occurrence ici du Suriname, ou chez Vladimiro du monde rural portugais.
tadanobu 09/03/2015 16:01:17
mos3n Non, à vrai dire j'aime ça, au contraire. J'ai toujours de l'estime pour ce genre de film qui a un rapport "réaliste" au temps. Ce n'est pas le fait de durer en soit qui me gène, c'est plutôt lorsque la durée se construit autour de l'absence de matière ou de propos.
J'ai toujours été un admirateur de Lav Diaz ou Tsai Ming-Liang, par exemple, qui sont (chacun à leur manière), spécialisés dans les plus qui durent. Tous les plans de Melancholia, ceux de I don't want to sleep alone, Les plans séquence de Werckmeister Harmonies, les longs plans silencieux du Chant des oiseaux, les scènes d'amour ou de conduite de Blissfully Yours... les exemples ne manquent pas pour montrer que j'aime un film qui sait durer.
Une des choses qui me dérange dans le cinéma Hollywoodien (et plus généralement grand public), c'est justement cette volonté de vitesse, de progression constante, de surdécoupage, qui rend le film artificiel, totalement coupé de notre réalité.

Maintenant, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse non plus. Ce n'est pas parce qu'un plan dure qu'il est forcément bon. Prenons l'exemple d'Empire par exemple. Ou même, d'une certaine manière, de Wavelength. Le concept m'intéresse toujours, mais bon, quand on se fait chier, on se fait chier... Je ne dis pas non plus qu'à partir du moment où on se fait chier, c'est forcément mauvais. Mais pour que la durée d'un plan me plaise, il faut que j'y trouve un intérêt, une raison, une signification... pas uniquement une posture esthétique (c'est intéressant, mais ça ne suffit pas).

C'est ce que je reprochais à Lacrau, le fait de ne pas comprendre où il veut en venir. Montrer, montrer, d'accord... mais je n'y ai pas vu de propos. Quant à Let each one go where he may, je l'aime bien ce film, malgré sa durée. 7 c'est tout de même une bonne note pour moi. C'est juste le petit reproche qui l'empêche d'être, pour moi, un grand film. Mais je le conseille.
Madlaine 21/07/2019 00:57:58
J'ai pas compris pourquoi la scène de danse s'arrête juste au moment où un mec déguisé avec une grosse verge en bois commence à forniquer l'assistance, mais sinon c'était chouette.