Une femme dans la tourmente IMDb

Midareru
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Commentaires
Waho 05/04/2015 16:03:06
Oh là là ces moments de grâce capturés à l'écran... le film est plus simple et épuré que d'autres de ses grandes oeuvre comme Nuages Flottants ou Quand une femme monte l'escalier, c'est un va et vient des mêmes personnages, qui se tournent autour en étant liés malgré eux par des liens familiaux tout relatif. Entre eux, il y a la guerre qui pèse encore, il y a la pauvreté, la peur de l'avenir, l'un est jeune et fougueux, l'autre a déjà bien vécu malgré son jeune âge.

C'est simple, c'est une suite de confrontation, mais la mise en scène de Naruse autorise les tout petits moments de rien du tout à devenir magnifique. Surtout avec des acteurs de cette trempe, Hideko Takamine a rarement été aussi bonne, ce pur charisme, personne n'a une telle présence à l'écran, en tout cas à ce niveau là.

Et cette maitrise de l'espace ! Le film se passe presque uniquement dans une arrière boutique où vit Takamine. On y revient sans cesse, et avec la caméra de Naruse ça nous devient familier comme endroit, et contribue énormément à la réussite du film.

Et ça c'est que la première partie. La seconde, c'est le voyage idéal, l'échappatoire dans une gare, l'espoir et l'inconnu sous le bruit du train sur les rails. Et les larmes discrètes de la plus belle actrice au monde... échec et mat :o))

Tourments c'est la preuve (comme si on en avait besoin) qu'on peut faire du très très grand cinéma avec très peu (en apparence) lorsqu'on sait s'y prendre, et ici tout le monde maitrise : les acteurs, Naruse, la Toho et ses studios qui permettent à ce genre d'auteur de s'épanouir... C'est la fin de cette époque sacrée en 64, on sent les années d'excellence derrière tout ça. Un superbe chant du cygne.
VilainChien 28/05/2017 23:11:44
Un vieux a balancé à l'ouvreuse qu'une fille mangeait dans la salle. Il l'avait avertie : "c'est interdit par le règlement !' ... Et plusieurs fois. "Vous voulez que j'appelle, comment dirais-je, l'ouvreuse ?" Il s'ennuie vraiment depuis qu'il ne peut plus dénoncer des juifs, c'est plus ce que c'était.

À part ça toujours les mêmes préoccupations chez Naruse. Et belle maîtrise.