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Commentaires
-SlaCker- 03/03/2014 02:11:33
stebbins 09/07/2016 23:47:07
-Slacker- et oldsoul Merci infiniment pour cette surprenante découverte !

Rarement vu un film aussi inventif dans son agencement global : montage ultra chiadé, musique constante qui habille incroyablement bien un visuel particulièrement dense. C'est un véritable poème que nous offre Obayashi, une sorte de ciné-révolutionnaire après l'heure ( j'ai même pensé parfois aux films de Eisenstein ou de Chris Marker ). Merci, vraiment :ok:
stebbins 09/07/2016 23:52:23
oldsoul à propos sais-tu s'il existe des DVDs du cinéma d'Obayashi ? J'ai vu qu'il y avait Confession de disponible sur youtube mais le reste a l'air introuvable...
stebbins 10/07/2016 00:30:10
oldsoul thanks !
Fasola 10/07/2016 00:38:43
Pour les courts c'est ici que ça se passe : http://www.ubu.com/film/obayashi.html
stebbins 10/07/2016 02:35:58
Fasola :ok:
Fasola 03/11/2016 23:57:10
Au fait il est pas sensé se trouver dans la catégorie des courts ?
kaelin 03/11/2016 23:59:37
Entre 20 et 40 mns, c'est libre choix; et il en fait 39.
Fasola 04/11/2016 00:35:58
39 MNS, j'peux pas lutter :hap:
Stebbins 17/06/2020 23:19:11

Un film en tout point magique, d'une insolente et médusante beauté... Nobuhiko Obayashi livre une pièce maîtresse du cinéma d'avant-garde japonais des années 60, éventuel poème filmique s'affichant comme un pendant expérimental du cinéma de la Nouvelle Vague française. De format moyen le métrage nous entraîne dans une bluette mâtinée de mort et de passion à travers laquelle Obayashi explore toutes les possibilités du montage et du mouvement.

Purement cinémato-graphique ( au sens d'authentique "mouvement de l'écriture" ) Emotion fait l'effet d'un remarquable kaléidoscope rapprochant, désarticulant et cumulant pléthore d'images tout à fait saisissantes. Peu ou prou explicables les quarante minutes dudit poème font mine d'adopter la forme du conte surréaliste au coeur duquel les fantômes du cinéma de l’expressionnisme semblent parfois naviguer...

Chatoyant, peuplé de musiques en tout genre ( free-jazz, sonorités issues d'une curieuse guimbarde, morceaux populaires...) et complètement renversant sur le plan graphique, l'ensemble altère les durées et les cadences avec une virtuosité peu égalée pour l'époque ( le réalisateur n'hésite pas à passer du slow-motion au time-lapse, entre autres choses...). Nous ayant récemment quitté l'auteur de ce édifiant Emotion laisse derrière lui une Oeuvre visuellement stupéfiante, pleine de promesses et de qualités tenues. Il est temps de re-plonger à corps perdu dans cette belle gueule de cinéma qu'est celui de Nobuhiko Obayashi. Magistral !