Rouges et Blancs

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Commentaires
Kino 03/07/2013 19:07:05
Stylé, mise en scène de ouf.

Je vous fais une galerie dès que je rentre à Paname.
Moriarty 03/07/2013 19:24:51
ah ben bravo; moi qui allait le proposer si les séances 3.0 font leur naissance !
Kino 03/07/2013 19:26:09
Ca peut plaire à beaucoup de monde. Il y a une vision très naturaliste de la guerre, dépourvu de manichéisme.
Parkko 03/07/2013 19:27:21
Et ce jusque dans le titre en fait.
Kino 03/07/2013 19:28:24
Exactement. Le titre est génial parce qu'il capte parfaitement l'esprit du film.
leprodiss 26/01/2015 13:15:50
J'ai rarement vu des travellings aussi pertinents. La majeure partie du temps, quand j'en vois un dans un film, il y a un côté jouissif, qui ici disparaît devant l'intelligence du procédé et de son utilisation. Je ne dis pas que le travelling est un effet gratuit d'une manière globale, mais Jancso l'utilise bien plus pour sa signification que pour en mettre plein la vue. C'est comme si on touchait à l'essence de la mise en scène en quelque sorte. Kino (ou Noisette, je parie qu'il va encore changer d'ici quelques semaines :hap: ), parlait d'absence de manichéisme, et je suis d'accord avec ça. D'autant que la mise en scène, donc, l'exprime clairement avec ces mouvements de caméra qui vont d'un camp à l'autre sans qu'il n'y ait jamais de coupe, jusqu'à créer une confusion entre les différents personnages. Jancso, au fond, supprime toute appartenance et brouille les repères, pour exprimer toute la brutalité de la situation et dire que peu importe la raison, la conséquence est la même : un déferlement de violence qui touche tout le monde (les scènes d'exécution sont atroces). Et j'ai très peu vu au cinéma un film qui parle de la violence d'une façon si responsable, en exprimant sa nature et en interrogeant le spectateur sur la nature humaine. Dans un film hollywoodien lambda, il y aurait de la musique pompeuse, des dialogues surexplicatifs et un montage binaire. Ici il y a du plan-séquence et cette manière de parler à travers l'image, comme dans la fabuleuse séquence où des soldats envahissent une ferme où travaillent quelques femmes, et où l'on comprend que la beauté du monde, son calme, sont contaminés par la violence.

Et il n'y a pas besoin de s'y connaître en la matière pour apprécier ce film, qui parle avant tout de l'être humain dans son universalité. Le conflit a son importance mais est presque un prétexte pour évoquer quelque chose de plus grand et fort.

En tous cas, Jancso est une belle découverte pour moi.