Time and Tide

Le Vent nous emportera Bookmarked

Bad ma ra khahad bord
Abbas Kiarostami  - Iran France - 1999


    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera


    Jack18/12/2010 06:15:07

    Me tente beaucoup ce film.

    Goldi19/12/2010 03:12:08

    C'est une poésie

    marcosocho02/09/2012 19:24:35

    "Si tu viens chez moi, o bien-aimé
    apporte-moi la lampe et une fenêtre
    à travers laquelle j'observerai la foule de la rue heureuse.
    Dans ma nuit si brève hélas, le vent a rendez-vous avec les feuilles.
    Ma nuit si brève est remplie de l'angoisse dévastatrice
    Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
    De ce bonheur, je me sens étrangère.
    Au désespoir je suis accoutumée.
    Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
    Là dans la nuit, quelque chose se passe.
    La lune est rouge et angoissée.
    Et accrochés à ce toit
    qui risque de s'effondrer à tout moment,
    les nuages, comme une foule de pleureuses,
    attendent l'accouchement de la pluie.
    Un instant, et puis rien.
    Derrière cette fenêtre
    C'est la nuit qui tremble.
    Et c'est la terre qui s'arrête de tourner.
    Derrière cette fenêtre,
    un inconnu s'inquiète pour toi et pour moi.
    Toi, tout verdoyant pose tes mains
    -ces souvenirs ardents-
    sur mes mains amoureuses
    et confie tes lèvres repues de la chaleur de la vie
    aux caresses de mes lèvres amoureuses.
    Le vent nous emportera."

    JesusQuintana19/11/2014 23:20:15

    Un poème*

    Goldi16/11/2015 18:03:59

    Revu. Kiarostami réinvente le Cinéma Vérité. Son Cinéma est celui de l'inertie. Il ne se passe pas grand chose dans ses films. Dans celui-là particulièrement, on a même l'impression de tourner en rond, d'avoir les mêmes scènes qui tournent en boucle. Et pourtant, de là naît la poésie, une émotion pure car brute tel un diamant non polie. Pas d'artifice, pas d'esbroufe, la sobriété seulement. La simplicité comme ces personnages qui récitent du Khayyam ou du Forough. Le Verbe compte autant que l'image. Et on sent l'importance que le cinéaste accorde à Bresson, qu'il cite souvent dans ses interviews. C'est juste somptueux.

    Shanghai25/08/2016 13:54:45

    Pour la galerie je l'ai refaite avec la version blu-ray du film mais je me suis rendu compte que les couleurs sont bien ternes par rapport aux images précédentes. Donc si quelqu'un veut la refaire avec une version qu'il trouve plus belle ça ne me pose aucun problème.

    Top