The Homesman

Présentation par Moorhuhn

Michael Curtiz réalise ici un film intéressant qui met la lumière sur les querelles qui amèneront à la guerre de Sécession avec un point de vue original où les Nordistes abolitionnistes ont ici le mauvais rôle. Il y a des réflexions passionnantes sur la fondation de l'Amérique moderne mais aussi sur les idéaux et le fanatisme qui en découle. C'est à voir !
Présentation par ineusleau

Sombre et intimidant parfois là où on croyait à un délire de mauvais goût.
Même cas que Dans la peau d'une blonde, on a un pitch frivole en apparence qui nous embarque dans une histoire très humaine.
Coup d'éclat de Losey pour son premier film, ses images puissantes et cette belle chanson toute discrète : Chip Chip.
Présentation par Zering

Une superbe rareté. Polar urbain thai sur fond de tragédie humaine, Gunman n'est pas sans annoncer les plus beaux efforts hongkongais en matière de polar. Brillamment construit et réalisé, c'est un film soigné qui prend le temps de développer ses enjeux et ses personnages ; et dont le dénouement n'est pas sans sa dose d’émotion. Une bien belle curiosité.
Présentation par Zoomat

La version cinématographique de la la célèbre légende des 47 ronins la plus accessible pourrait bien être celle du papa du cinéma japonais, Shôzô Makino. Incomplète et restaurée, c'est de loin la plus concise (à peine 1h) mais ça ne l'empêche pas d'être fort bien rythmé et de retracer avec beaucoup de justesse les points majeurs de l'histoire.
Présentation par Madlaine

Voyage intimiste aux frontières du pays cinéma, où la caméra laisse parler les corps mais finit toujours par avoir le dernier mot. Pour les fans de claquettes, de froufrous, de décors imaginaires mais de passions réelles.
Présentation par Dirty_Flichty

Démontage en règle de l'aristocratie britannique, The Ruling Class se permet tous les excès, y compris celui de montrer Peter O'Toole, se prenant pour Jésus, en roue libre totale pendant 2h30. Car oui, avant de réaliser une infamie comme La Mutante 2, signait de délicieuses comédies noires dans les années 70. "How do you know you're God ?"
Présentation par tadanobu

Ousmane Sembène, père du cinéma africain, signe dans son dernier film un brulot contre un phénomène presque tabou au cinéma mais qui continue de toucher des millions de femmes : l'excision. Inévitablement, c'est toute l'organisation du village qui est remise en question, de la place de la femme à celles des chefs.
Présentation par 20thCenturyBoy

Pour les amateurs de Rohmer et/ou d'urbanisme, un fascinant documentaire sur la façon dont une oeuvre et un regard peuvent construire, en face de la ville de béton, une ville de celluloïd, y placer des points de repère, y tracer des avenues, des impasses et des labyrinthes ; puis laisser le spectateur s'y perdre sur les pas des personnages.
Présentation par Melaine

Pedro Costa filme Jeanne Balibar, avec un tel degré d'humilité que l'image s'efface presque entièrement devant le son. Ne restent que des ombres, des fantômes, et le cadre devient comme une maison hantée dans laquelle résonne la musique magnifique de la chanteuse et de son groupe.
Présentation par tadanobu

Kiarostami pose la situation suivante : Incapable de trouver le perturbateur de sa classe, un professeur puni sept élèves au hasard. Il demande ensuite à un panel d'hommes leur avis sur ce que devraient faire les élèves. Parents d'élèves, directeurs d'école, hommes politiques, religieux ou encore artistes se relayent pour exposer leur point de vue.
Présentation par Dirty_Flichty

Réalisateur rare et auteur du western fantasmagorique Tire Encore si tu peux!, Giulio Questi s'essaye ici au giallo. Mais est-ce encore du giallo ? Puzzle surréaliste à reconstituer soi-même, Arcana tisse sa toile autour de symboles que n'aurait pas renié Buñuel Fumeux pour certains mais fascinant pour ceux qui accepteront de se laisser embarquer.
Présentation par A-Syagrius

Albert Serra dénature le héros de Cervantès ; redevenus des enfants du temps d'Eden, Quichotte et Sansho se contentent d'être face caméra.
Toujours dans son style épuré, Serra s'amuse du mythe et le fait se reposer dans un écrin à la synesthésie impeccable.
Présentation par Melaine

Premier d'une série de trois films qui forment une sorte de complément au plus célèbre article de Skorecki, "Contre la nouvelle cinéphilie". Comme dans ses textes, le ton est léger, drôle et décalé, mais souvent plein de vérités.
Présentation par Ineusleau

Un macho renaissant dans la peau d'une blonde.
Léger, sans polémique, on aimerait en discuter comme ça aujourd'hui.

Ellen Barkin gère. Ellen Barkin gère. Ellen Barkin gère. (voilà, j'ai assez tapé de caractère pour que le texte passe)
Présentation par 20thCenturyBoy

L'envers du rêve hippie consacré à Woodstock et taclé à Altamont. Un excellent travail documentaire qui nous plonge au cœur de l’événement (comme i télé) et met le projecteur sur les impasses de la génération sixties en laissant en bouche le goût doux-amer de la fin de l'adolescence. Avec, ce qui ne gâche rien, de géniales prestations des artistes invités.
Présentation par Crutch

Pour Jacques Lourcelles, il y avait deux films-clés dans le courant du cinéma ayant trait au fantastique et à la morbidité: Nosferatu en muet, et La Septième Victime en parlant. Produit et orchestré par Val Lewton, ce film, dont l'influence sur Hitchcock, Polanski ou Lynch est palpable, est d'une richesse et d'une invention permanente, le tout en 75 minutes.
Présentation par Dirty_Flichty

Mao vu par Franco, car Francisco n'est jamais loin de Jesse, une diagonale cinématographique qui rapproche les dictatures. De l'image bien sûr, la caméra imposant sa condition au spectateur. Déshumanisation et abstraction : Fu Manchu, présence christique et empereur du hors-champ ? Car du haut de son château, c'est lui le véritable metteur en Cène.
Présentation par tadanobu

Travailler, sniffer de la colle. Partager ce qu'on a pu trouver, sniffer. Se battre pour avoir quelque chose dans le ventre, sniffer. Acheter de la colle, regarder un film, sniffer. Vérifier qu'on n'a pas (encore) le SIDA, sniffer. Vendre son corps, passer voir sa famille, sniffer... Le quotidien des enfants des rues au Kenya.
Présentation par Date_Masamune

Encore un film sur Musashi ? Mais c'est pas bientôt fini, non ?
L'attrait de cette version, outre la mise en scène plus que caractéristique de Tai Kato, est le traitement inhabituel réservé au bretteur légendaire. On est ici loin des versions d'Uchida ou d'Inagaki, Kato décidant de dépeindre un héros cynique, froid et calculateur.

Suggéré par Zoomat

Zoo 
Robinson Devor - 2007 - USA

Présentation par Zoomat

Documentaire couvrant la scandaleuse découverte d'un communauté zoophile directement depuis son sein. C'est composé de témoignages par dessus des reconstitutions a l'esthétisme particulièrement léché, et ce qui est très bien c'est que c'est loin d'accabler les protagonistes, c'en est vraiment émouvant. Un film dur mais très juste.
Présentation par cinemartic

Peut-être l'un des plus beaux films de 2017, manifestement manqué par la communauté cineloungienne. Un long road-movie diffluent et sinueux, parfaitement accompli dans sa dérive, empreint de la mélancolie enivrante de l'appel à l'aventure, du contact avec l'autre, bientôt disponible en DVD.
Présentation par Lt-Schaffer

Tony Scott nous quittait prématurément il y a déjà cinq ans. Loving Memory, c'est ses débuts dans l'art & essai britannique, en apparence aux antipodes de ce qu'il fera plus tardivement, et pourtant, tout est là : l'esthétique atmosphérique, la déconstruction par le montage, le portrait d'un monde manuel... Une vraie curiosité.
Présentation par kaelin

Vous adorez Robocop? Vous adulez Alien? Vous n'êtes pas allergique au cabotinage dourifien? Alors Death machine, au budget pharaonique de 3 millions de dollars, est le film bourrin et jouissif de vos fantasmes les plus avoués.
Présentation par ineusleau

Quand Chantal Akerman fait un film sentimental de toute simplicité et plutôt ravissant.
Des moments de silence humains avec une Binoche différente du genre de Trois Couleurs : Bleu, on ne montre pas le désir de vivre par la dépression ici.
Présentation par Moorhuhn

Un rythme effréné, une mise en scène avec des idées à la pelle et une romance simple, pure et touchante. Voici les ingrédients réunis dans ce film avec Harold Lloyd qui mérite vraiment que l'on s'attarde sur sa filmographie. Des ingrédients simples pour une recette efficace et un agréable instant de cinéma.
Présentation par Melaine

Un film étonnant, qui ne ressemble à aucun autre et occupe une place à part dans l'oeuvre de Sternberg. Il y est question de l'oppression, du désir, de la solitude... Tout semble mis à nu, comme si l'être humain naissait sous nos yeux. Puis il met en place une société, qui créé des rôles, des apparences, des images qui figent le monde, et le détruisent.
Présentation par Mordechaye

Un petit film sympathique avec Jack Lemmon, Kim Novak et des petits bouts de Fred Astaire. Tout ce beau monde s'amuse dans cette histoire volontairement invraisemblable qui, partant d'une base assez dramatique, s'oriente très vite vers l'humour et le burlesque. Quelques jolis jeux de profondeur et la bonne bouille de Jack Lemmon, je recommande.
Présentation par 20thCenturyBoy

Une enquête passionnante et hypnotique sur le mystère de la parole poétique et du prophète qui la profère avant de s'évanouir derrière son oeuvre ; Rimbaud reste introuvable et infilmable, mais il est partout ressenti, dans les hommes qui l'ont connu et les lieux qu'il a traversés.
Présentation par Kama

Ryuichi Hiroki délivre un film simple et beau sur la vie de tout les jours et des problèmes d'une petite lunatique naïve, interprété par Aoi Miyazaki, qui vit dans son petit monde, et de son compagnon (Osamu Mukai).
C'est tout mignon, et Aoi nous fait fondre :coeur:
Présentation par Ludovico

Dernier film de Tobe Hooper en date qui, sous ses airs de film mineur débridé un peu grotesque entre Rosemary's Baby et Silent Hill, rappelle avant tout que le cinéma pour Hooper est le lieu où se tient la possibilité d'une réunion ( à l'échelle d'un pays ou d'une famille comme c'est le cas ici) , quand bien même le Mal entre en jeu .
Présentation par Date_Masamune

Un super mélange entre reconstitution historique (le siège d'Osaka en 1615) et magie ninja signé Sadao Nakajima pour la Toei, avec un budget colossal et un casting idoine : Kinnosuke Nakamura (désormais Kinnosuke Yorozuya depuis 1971), Hiroki Matsukata, Tetsuro Tanba, Tatsuo Umemiya, Chiezô Kataoka... et beaucoup (beaucoup !) de figurants.
Présentation par Dirty_Flichty

Un an avant les Marx et La Soupe au Canard, W.C. Fields et Joseph L. Mankiewicz (au scénario) dynamitent le cinéma hollywoodien de l'intérieur avec une satire quasi-dada enchaînant les gags absurdes à cent à l'heure. 64 minutes de folie. Olympique bien sûr. Accessoirement un des films préférés de Pauline Kael.
Présentation par Madlaine

Car il arrive que l'opinion hâtive
Penche souvent du mauvais côté,
Et puis la passion ligote l'intellect.
Il quitte le rivage plus qu'en vain,
Car il ne revient pas tel qu'il est parti,
Qui prêche pour le vrai sans en avoir l'art.
Présentation par Rastignac

On veut le retour de la Shoutbox sur la page d'accueil ! On nous brime, on nous censure, on nous bafoue ! Aux armes camarades ! RÉVOLTE !!!

(bon sinon le film est sympatoche, mais introuvable eheheh)
Présentation par Melaine

Comme toujours, Tourneur filme les fantômes du cinéma américain. La mort n’apparaît dans le cadre (d'une fenêtre d'abord, d'une porte ensuite) que par deux fois et furtivement, mais elle est là, toujours. Elle est peut-être la seule donnée permanente et irréversible de ce cinéma de l'entre-deux, où le mystère côtoie l'évidence. Et c'est terrifiant.
Présentation par tadanobu

Ce documentaire suit un jeune diplômé turc qui est assigné à son premier poste en tant qu'instituteur. En arrivant sur place, il se rend compte de la situation : non seulement il devra gérer seul tous les élèves de primaires dans une seule classe, mais en plus ceux-ci parlent le kurde, et pas un mot de truc...
Présentation par Ineusleau

Première collaboration de Powell & Pressburger (en scénariste). Un film d'espionnage très sympathique, une femme espionne sans cesse accompagnée de reflets de miroir et quelques contournements de la censure britannique.
Présentation par tadanobu

Un très joli documentaire qui montre le quotidien au Lesotho de deux duos d'adolescents que tout semble opposer, sur une période d'environ deux ans. Les paysages majestueux sont un régal pour les yeux et on découvre deux modes de vie opposés. Une belle expérience qui m'a captivé du début à la fin.
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